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Astrid Young - iST


Un texte inspiré de l'atmosphère du CD d'iST  (achetez-le)


 


Dans la pénombre tachée d’étoiles sanguinolentes, seule la lueur de ton regard me permet de lire les contes d’iST. Pages frémissantes accrochées à un marigot où s’abreuve le rôdeur hydrocéphale, gardien de ces lieux. Musique !

Bleed : Etendue sur un lit, Astrid sent les mains fermes de son amant sur son visage qui descendent inexorablement vers sa gorge. Enchaînée à ses baisers, à son étreinte, Astrid lui sourit. Les mains décidées s’arrêtent à sa gorge. Un filet vermillon coule du nez d’Astrid. Elle voudrait dire à son amant qu’un jouet ne saigne pas mais sa voix s’étouffe. Le lit tournoie sur lui-même dans tous les sens et tombe sans retenue, sans fin à une vitesse effrénée. Non loin de là, une étroite plate-forme, où les trois membres d’iST jouent, agit de la même manière. Involontairement, Astrid glisse du lit emportant avec elle le drap et s’en sert comme parachute. Elle finit rapidement par se poser sur un sol flasque comme une gelée. Elle se relève et cherche à s’enfuir de cet endroit mais le gardien lui barre le chemin et de son visage difforme, il en sort "Kapu" dans un râle rauque. Astrid veut l’amadouer en lui offrant le drap de soie. Le gardien lève des bras menaçants. Astrid ne s’éternise pas auprès de lui. Le gardien porte à sa joue la douceur de la soie qu’Astrid a abandonnée.

16 mm : Astrid se réfugie dans une salle de ciné-club. A l’entrée, un flacon vide lui est donné. Elle voudrait comprendre, mais ne s’attarde pas et entre dans la salle. Un vieux film en noir et blanc est projeté. Astrid s’assoit machinalement et se met à fixer l’écran. La pellicule rayée empoigne les coeurs encore tendres. iST est l’orchestre d’accompagnement. La scène cadre sur  un couple qui s’attire comme des aimants à la polarité contraire. Des larmes ruissellent sur les joues d’Astrid. Elles contournent ses lèvres tremblotantes, roulent sur son menton et remplit le flacon qu’elle tient dans ses mains. Le baiser est imminent. Elle ne peut pas s’empêcher de crier. Nous recevons tous ce cri glacé comme une lame de couteau. Rembobinage au moment où le couple s’attire. Astrid courre vers l’issue de secours en criant. Dehors, le gardien lui barre la sortie. "Kapu". Astrid lui offre son flacon rempli de ses larmes. Le gardien le renifle et grimace – révélant des dents limées. Astrid retourne dans la salle, tombe sur les genoux, ferme les yeux et se bouche les oreilles. Cela ne change rien. La scène est maintenant à jamais dans sa tête. Le cri d’Astrid, comme une multitude d’aiguilles à coudre, accroche les spectateurs jusqu’aux veines. Le gardien joue comme un enfant à regarder ses doigts grossir lorsqu’il passe le flacon de larmes entre ses yeux ébahis et ses doigts velus.

Drag Race Face : Maintenant, Astrid, tel un Paniolo, chevauche un cheval customisé rugissant. Sur son passage, les pneus démesurés brûlent la route. Aucun retour n’est envisageable. Une flammèche atteint le bas côté où iST joue. Pris dans le feu, iST, imperturbable, poursuit leur musique endiablée. Astrid courre vers son amant, vers l’amour qu’il lui donnait. Un amour d’une intensité dont son existence lui était insoupçonnée. Les entrailles d’Astrid sont encore remuées. Aucun de ses amants ne l’avait encore aimé ainsi. Son cerveau en est brûlé à jamais. Son amour est un Poka-Lolo démultiplié. La route est infinie. Des feuillages giflent le visage d’Astrid. Elle accélère. L’aiguille du compteur de vitesse est au maximum. Le verre du cadran se brise. Prisonnière de son objectif,  Astrid ne voit pas que la route s’arrête. Se rend-t-elle compte qu’elle chute ? Non. La fin du parcours est pour bientôt. Attention ! Astrid tombe dans un drap tendu qui cherche vainement à sécher dans cette contrée marécageuse. La moto n’a pas eu la même chance, elle gît au sol lâchant son dernier souffle avant d’être engloutie par le sol mouvant. Astrid se retrouve nez à nez avec le gardien. Astrid, bien qu’elle sache dire aussi "Kapu", n’est pas contre de nouvelles expériences. Ici, pourtant, elle a un haut le coeur mais elle n’a pas vraiment le choix. Elle s’approche de lui et lui offre son corps. Le gardien ne sait que faire de cette nudité inconnue qu’il trouve répugnante et chasse Astrid.

Lemming Song : Astrid, épuisée, trouve refuge dans l’ombre d’un tertre dans lequel une colonie de lemmings fait ses travaux d’intérieurs. Un lemming s’arrête de creuser, chose anormale pour un lemming. Une incroyable bousculade s’ensuit dans la file qui le suivait aveuglément. Le perturbateur s’adresse à la galerie. Suivez-moi mes amis, en bons lemmings que vous êtes, je vous mènerai à la mer. Vas-y si tu veux. Les reflets de la lune empaillée sur la mer nous aveugleront des dangers. Pousses-toi de là ou remets-toi au travail. Mes amis, je ne peux pas vivre sans vous. La course du soleil n’éclaircit donc pas votre esprit ? Ne soyez plus le jeu d’un autre ! N’attendons pas plus longtemps. Suivez-moi à la mer. iST joue sur le monticule. La caisse de la batterie est une roue. Celle-ci tourne sous l’effet des petites pattes des lemmings qui courent à l’intérieur. Notre lemming aventurier, isolé, se trouve sur une cymbale, un coup de baguette le catapulte sur Astrid endormie. Aussitôt, Astrid sort du rêve. Tout près d’elle, accroupie sur un rocher, une imposante masse sombre est percée de deux yeux en alerte qui la découvrent. D’un bond, le gardien est près d’elle. Astrid lui donne le lemming encore groggy, et lui fait comprendre que c’est bon à manger. Le gardien hurle. Astrid s’enfuit. Le gardien caresse le lemming. Les yeux volumineux du monstre et les petits yeux de l’animal se rencontrent. Quelque chose s’y passe. Le gardien pose le lemming sur son épaule.

Mars Hall : Astrid se penche vers le peintre. Elle plonge un doigt dans la plaie ouverte où le sang s’évacue en bouillonnant. Sensation nouvelle. Sensation étrange. Astrid saisit des pastels et un papier Ingres. Les giclées de sang qu’elle peint sont compactes, épaisses. Elles se tiennent comme des arbres élégants d’une forêt fusant d’un sol qui n’a pu que les engendrer. Astrid a retrouvé son amant. Elle s’en souvient. Tu es avec une femme. Une autre femme. Aussi belle que moi. Tu ne m’as pas remarqué. Je vous suis secrètement. Ascenseur. Vous montez voir le panorama. Hall désert à cette heure-ci. Mars et sa saoulante étendue d’agrégats rouges. Son ciel est rouge aussi mais sale comme un voile de brume boueux que jamais rien ne déchire ou ne lave. Baiser amoureux langoureux. Soudain tu t’écartes d’elle, ta bouche est en sang. Je ne comprends pas. La fille s’écroule dans un bruit sourd. Tu restes, debout, la contempler. Je ne comprends rien. Tu te retournes. Tu ne semblais pas avoir remarqué ce peintre qui fixait le paysage sur une toile. Moi, si. Tu te diriges vers lui, décidé. C’est à ce moment que je découvre le couteau dans ta main. Je reste dans l’ombre, paralysée. Le temps passe. Je suis vivante. Tu ne m’as pas vu. Astrid considère son pastel fini. Différents plans s’étageant nous font accroître le sentiment de graduation vers le haut où s’élance le sang. Une lumière brute mais d’origine diffuse nous propulse au coeur de la scène. Je me souviens d’un coup de coeur pour une forêt européenne. iST y jouait. Ascenseur appelé et arrivé. Le gardien se tient devant Astrid qui lui tend son bâton de pastel rouge. Il le lèche et crache. Astrid prend l’escalier de service en répétant pendant toute la montée des soixante quinze étages : "Bunderbos".

Dan’s Chest : Comment le gardien est-il aussi sur Mars et connaitrait-il les secrets de Dan ? sont les questions qu’Astrid se pose en tricotant le dernier étage de sa montée. En haut de l’escalier, une main cloue violemment Astrid au mur. Salut Dan. Heureuse de te revoir. Dan est assis, ramassé en foetus, sur le lit. Astrid est près de lui. Dan, j’ai retrouvé ta trace, ta chambre. J’entre pour t’attendre. Un coffre, si grand qu’une personne peut se tenir dedans, de bois brut et acajou, m’intrigue. Je l’ouvre. Je me glisse à l’intérieur. Le coffre se referme sur moi. Je remarque une lumière près de mes pieds. Un passage secret. Un escalier qui descend. Je l’emprunte. Il me mène vers ce qui me semble une autre planète qui pourrait bien être Mars. Je t’aperçois aussitôt. Recroquevillé dans le lit, Dan pleure maladivement en écoutant le récit d’Astrid. Il connait la suite, ses actes. Le lit poursuit sa lente dérive sur le lac-miroir. Il erre, comme "Les énervés de Jumièges" sur la Seine, au gré du courant. Le groupe iST joue sur un maigre îlot. Astrid demande à Dan de la regarder dans les yeux. Dan souffre. Il a choisi un raccourci douloureux pour vivre sa vie. Astrid fait pencher Dan vers la surface du lac-miroir pour qu’il voie ce qu’il est devenu. Dan bascule. Il brise le lac-miroir comme s’il était un marteau. Dan ne resurgit pas. Astrid appelle, les deux mains tendues vers le trou béant. Astrid prend un bout de miroir brisé et tout en espérant voir réapparaître Dan, inspecte le morceau. Quelques gouttes de sang y perlent. Mon ami, mon ami. Une masse semble s’approcher de la surface. Astrid se réjouit. Mais c’est le gardien qui apparaît, s’accroche au bateau-lit, et attrape le couteau de Dan. Astrid le confronte au bris de miroir. Apeuré par sa propre image, le gardien se précipite dans l’eau noirâtre. Astrid est seule dans ce décor lugubre. Seul, un léger craquement rompt le silence. C’est le lac-miroir qui se reforme.

Butterfly Species # 42343 : Astrid, cachée, observe les faits et gestes du gardien dans l’écran d’un caméscope. Plan rapproché sur le gardien qui taille un morceau de bois avec son couteau neuf à la lueur de quelques braises. Plan d’ensemble sur la lagune dont un sinistre fragment de lune trace son découpage. Dan n’a toujours pas réapparu. Quelque chose, autre que les chauves-souris familières, s’est déplacer dans ce paysage. Astrid fait la mise au point. Plan rapproché sur cet objet. C’est un papillhomme, au vol lourd et misérable, qui se dirige vers le feu du gardien. Astrid allume la torche vive du caméscope. Le papillhomme détourne sa trajectoire et se pose près d’Astrid. Ils se mettent à l’abri. Le gardien, intrigué, est déjà sur zone. Astrid fait remarquer au papillhomme qui s’appelle David, la guitare qu’il porte sur son dos. David se force à raconter son histoire. Je reviens du pays de la lumière. Je me débrouille bien à la guitare et ici j’ai un petit succès. Là-bas, pour débuter, il faut passer par le rituel marché des âmes. Pour jouer ma musique, il me fallait ôter mes ailes car trop sombres. Hollywood vend du rêve et crève les rêves. En battements d’aile majestueux, David emporte Astrid vers un bar où sa copine se réjouit de le revoir. Pourtant, elle sait qu’elle ne rejoindra pas son David à Hollywood. Travelling avant sur la petite scène du bar où iST joue. Les quelques consommateurs leur tournent le dos. Ils regardent sur un écran le dernier clip à la mode. David, tes espoirs ont fondu au soleil. Tu as creusé et rempli trois sillons. La belle affaire. Jamais un saphir n’y prendra place, jamais un diamant ne les enrichira. Ta petite amie veut vivre ici avec toi mais toi peux-tu l’admettre ? David offre sa guitare à Astrid qui refuse. David insiste. Astrid est dehors avec la guitare face au gardien. Elle sourit à sa vue. Ne pas le rencontrer à cet instant l’aurait fort étonnée. Coupez.

Massacre At Central High : Astrid arrive au village Central High. Elle apprend qu’un drame vient de se produire. Une vague d’émotion inonde le pays. Pauvres enfants. Pendant la récréation, deux enfants se sont écartés du groupe. Ce sont Tieman et Skyman. Embusqués, ils épient des méchants monstres venant d’une autre galaxie qui mettent au point leur armes de destruction massive, et qui retiennent prisonnier le groupe iST. Tieman et Skyman les ont dénombrés. Il y en a vingt trois. Avec un sourire complice, les enfants, comme des super-héros, sortent, de sous leur cape, les pistolets laser à rayon fluorescent. Ce monstre à bras tentaculaire et celui-ci à la chevelure crépusculaire ont leur compte. Cela fait deux de moins, il reste encore vingt et un. Le nain cyclope agonise à son tour. Plus que vingt. La panique générale chez les monstres ne leur permet pas de réagir efficacement. Encore trois de moins. Chez les assaillants, le triomphe est assuré. Soudain, ils se font prendre en traître par des membres de la coalition du mal. Sévèrement malmenés par de sinistres monstres enragés, ils sont désarmés et conduits au quartier général situé derrière la lune. Ces deux enfants ne reverront pas de sitôt Central High. Parmi des munitions et des douilles abandonnées par les deux enfants, Astrid ramasse un paquet de gâteaux entamé et le tend par-dessus son épaule. Trois secondes suffisent pour que le gardien apparaisse et le lui prenne. Sans se retourner, Astrid rejoint la cour de l’école, en contrebas, où déjà, est accroché, sur la façade, le charmant portrait des six âmes précocement retirées.

Spaceship : Astrid sillonne les berges du lac-miroir. Comme un fruit mûr, Dan tombe, à ses pieds, d’un arbre où il s’était réfugié. Les retrouvailles sont chaudes. Ils en ont tous les deux bien besoin. Dan est un amant différent comme si son âme avait été lavée par sa baignade dans le lac-miroir. Astrid est comblée. Elle explique à Dan que son vaisseau spatial est tout près d’ici, mais il est sur le territoire du gardien qui lui en interdit l’accès. Astrid lui indique une étoile dans le ciel. Il y a une planète consacrée à l’art, au sexe, à la musique et à la magie près de cette étoile. D’ici, cette étoile semble froide et sanguinolente. Mais au-delà de l’atmosphère de cette maudite planète, cette étoile montre son véritable visage aux amis sincères. Elle rayonnera de mille feux éclatants si tu veux te joindre à moi. Tous deux se dirigent vers le vaisseau spatial. Sur le chemin, ils croisent David et sa copine. Ils les invitent à se débarrasser de leurs habits, de quitter tout ce qui peut rappeler ce monde et de les suivre pour une nouvelle étoile. Le gardien barre le passage à ces quatre humains nus comme un ver. Le gardien est intéressé par la nudité d’Astrid qui se présente une seconde fois à lui. Mais cette fois-ci, Astrid ne l’entend pas ainsi. Elle offre une marguerite que Dan lui avait mise dans ses cheveux. Le gardien les laisse passer vers le vaisseau spatial. Astrid regarde une fois encore son étoile. Beaucoup de chemin à parcourir pour arriver à cette galaxie. Astrid inspecte ce ciel crasseux qui est crevé de mille étoiles. Elle hausse les épaules. Ou même cette étoile de troisième type. Le gardien respire la marguerite, et la larme à l’oeil murmure : "Mahalo. Mahalo nui loa". Devant le groupe iST, le gardien danse voluptueusement, tenant délicatement la fleur comme si c’était une personne.

Silence : La porte du vaisseau spatial se referme sur Astrid et ses amis.

Drag Race Face  (Astrid, solo, acoustique) : Astrid prépare le vaisseau spatial à l’allumage. Le gardien et le groupe iST leur font des signes d’adieu. La vibration des moteurs secoue le vaisseau. Les passagers sont écrasés dans leur siège. Astrid tend la main à Dan. Elle a besoin, maintenant, de son amour qui est le plus incroyable qu’elle ait connu. Mais Dan repousse son désir car, de tout son être, il s’emploie à faire bloc à la violence de la force qui l’écrase. Le vaisseau commence à s’arracher du sol. Les plantes du marais s’agrippent farouchement au vaisseau qui finit par décoller dans un soubresaut. Astrid relance Dan qui le néglige encore. Le vaisseau est arrivé contre la croûte épaisse du ciel qui est d’une consistance visqueuse difficilement pénétrable. Le vaisseau commence à déchirer la surface. La pénétration est laborieuse. Astrid donne une accélération. Le ciel, par réaction, refoule le vaisseau. Astrid recommence la manoeuvre. Une percée a été entamée, la résistance sera cette fois-ci moins importante. En effet, le vaisseau commence à sortir de cette membrane poisseuse. Mais soudain son avancement se bloque. Une plante du marais le retient encore au niveau d’un réservoir de secours. Maintenant, elle tire le vaisseau vers elle. Le vaisseau recule. Astrid souhaite que Dan la prenne dans ses bras. Dan n’y songe pas. Astrid pousse l’accélération au maximum. Aucune modification n’est observée car la plante se ramifie et de ce fait augmente sa prise. Le vaisseau s’enfonce plus dans le ciel. Celui-ci réagit. Il crache le vaisseau loin de lui. Voici le vaisseau nageant vers cette étoile. Ou bien celle-ci.

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Spiders From Venus
(David Bowie joué par de nombreuses artistes féminines) :

Modern Love (David Bowie) : Trois passagers du vaisseau spatial sont déjà en hibernation. Astrid est aux commandes pour s’assurer de la validité des derniers paramètres. Elle se souvient du clip qui passait dans le bar, là-bas sur cette planète qu’elle voit s’éloigner si rapidement par le hublot. Elle prend sa douze cordes, et  tient près d’elle sa Pignose lap slide, ses percussions ainsi que son orgue. Elle se met à jouer de tous ces instruments et les mixent avec parcimonie, l’acoustique étant le maître. Elle joue pour Dan et ses amis endormis. Elle joue pour elle. Plus nous nous souvenons d’un Bowie joyeux et turbulent avec son Modern Love qui est d’une grande légèreté, plus Astrid nous donne le frisson tellement son Modern Love est une plainte où l’amour moderne ne s’obtient pas sans blessure. La douleur qui découle de ces plaies, bien que retenue, nous fait mal, à nous aussi. Astrid, je saigne. Son regard triste est amusé. Elle ouvre une bouteille de vin. Le contenu se répand dans la cabine en de multiples amas volatiles. Astrid s’amuse à les cueillir de ses lèvres malicieuses. Le vaisseau spatial s’éloigne se dirigeant vers cette étoile.

Denis (Rusty Words) (1er février 2004)
© IDDN 2005
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Note :
Le pastel d’Astrid est ici : http://www.astridyoung.net/art/index.php

Lexique :
Bunderbos : Très belle forêt des Pays-Bas.

Mots hawaïens :
Kapu : Interdit, ne touchez pas.
Mahalo : Merci.
Mahalo nui loa : Merci beaucoup.
Poka-Lolo (pah-kah-low-low) : Litéralement "Brûle-Cerveau" ou plus familièrement "surnom de Marie-Jeanne".
Paniolo (pan-nee-OH-low) : Cowboy.

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Le poème traduit