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Neil Young - Greendale II - 2004 (compte-rendu)



 

Greendale II

La smala se pose dans l’ombre, le conte fend la pénombre. La torche brouille les idées, apporte le verglas en ondée. Horizon clos. Quelques reliques en voisinage et la vision est en affinage. Le fanal est nourri d’images de tout ce qui nous endommage. Destin éclos. Etre assis consent, en flottant, un retour au dernier printemps. Les jeux, petits soins, et baisers scellent les contacts apaisés. Conflits absous. Jamais eu de balbutiement, était vrai antérieurement. Minuscules secrets intimes, au val de l’illusion, estiment souvenir saoul. Le voeu pieu a brisé l’écran, nul besoin de beaucoup de cran. Un miroir n’est pas suffisant pour voir son âme reluisant dans le Grimoire. Essayer une direction par le test et la réflexion. Mocassins rouges, naviguant au creux du bouge, fatiguant l’affreux semoir. Le calme sert le bien-être, puis, élargit nos fenêtres. Les reporters secs mitraillent et piétinent vos entrailles. Au loin la mer. Instant muet en suspension, bouillon vers LA dimension. Des phares blafards, en douceur, glissent près d’anciens propulseurs noirs outremer. La rouille boutonne l’automne, le bleu l’enterre - noir tâtonne. L’exposition nuit gravement. Vérité est pourtant amant remarquable. Les épaules nues se balancent vers de comiques turbulences. Sauver l’eau, la terre est combat à installer un branle-bas implacable. L’apothéose bien garnie de sang - transfusion de génie.

Denis Between The Rusty Words (07 juin 2004)
© IDDN 2005

Le poème traduit


Top - Poème caniculaire - Version classique - Explication de texte




Setlists : (intro) / Leave The Driving / Double E / Falling From Above / Carmichael / Bandit / Devil's Sidewalk / Grandpa's Interview / Bringin' Down Dinner / Sun Green / Be The Rain




Par curiosité, le compte-rendu initial, rond et chaud mais moins caniculaire :

Greendale II

La smala se pose dans l’ombre
Le conte fend la pénombre

La torche brouille les idées
Apporte le verglas en ondée
Horizon clos

Quelques reliques en voisinage
Et la vision est en affinage

Le fanal est nourri d’images
De tout ce qui nous endommage
Destin éclos

Etre assis consent en flottant
Un retour au dernier printemps

Les jeux, petits soins, et baisers
Scellent les contacts apaisés
Conflits absous

Jamais eu de balbutiement
Etait vrai antérieurement

Minuscules secrets intimes
au val de l’illusion estiment
Souvenir saoul

Le voeu pieu a brisé l’écran
Nul besoin de beaucoup de cran

Un miroir n’est pas suffisant
Pour voir son âme reluisant
Dans le Grimoire

Essayer une direction
Par le test et la réflexion

Mocassins rouges naviguant
Au creux du bouge fatiguant
L’affreux semoir

Le calme sert le bien-être
Puis élargit nos fenêtres

Les reporters secs mitraillent
Et piétinent vos entrailles
Au loin la mer

Instant muet en suspension
Bouillon vers LA dimension

Des phares blafards en douceur
Glissent près d’anciens propulseurs
Noirs outremer

La rouille boutonne l’automne
Le bleu l’enterre - noir tâtonne

L’exposition nuit gravement
Vérité est pourtant amant
Remarquable

Les épaules nues se balancent
Vers de comiques turbulences

Sauver l’eau, la terre est combat
A installer un branle-bas
Implacable

L’apothéose bien garnie
De sang - transfusion de génie

Denis Between The Rusty Words (07 juin 2004)
© IDDN 2005

Top - Poème caniculaire - Version classique - Explication de texte

Le poème traduit




Greendale II : Au coeur de mon compte-rendu

Je vous ai emmené aux limites de la compréhension.
"Ce texte est bien joli et alors ?", pourriez-vous penser ceci. Pourquoi Greendale ? Quel rapport avec cette histoire et même avec Neil ? ? ! ! ! Aucun des personnages de Greendale n'est mentionné, ni aucun membre du Horse ! ! ! !
C'est volontaire ;-)), dans le but de montrer la portée universelle du contenu Greendalien ! ! ! De plus, ce qui n'aide pas à la compréhension, j'ai juxtaposé les deux films Greendale II (film-clip + making of).

La règle est la 1ère strophe est pour le film : 2 vers à 8 pieds + 1 à 4 pieds.
Et ensuite vient la strophe de la même chanson mais racontant le Making Of en vers à 8 pieds.

Les vers à huit pieds sont chauds et celui de quatre apporte la rondeur nécessaire pour se sentir vraiment bien et est donc plus approprié pour le film-clip car c'est tout de même le sujet principal. Les deux vers du Making Of est là plus en accessoire (en faire-valoir ?).

La base du texte (après les deux premiers vers qui correspondent à l'introduction du Making Of car il n'existe pas d'introduction pour le film) est rimé ainsi : AAB CC DDB EE, etc . . .

Si vous m'avez bien suivi (et si je n'ai pas été clair), nous avons dans l'ordre :
L'introduction (making of) / Leave The Driving (film) / Leave The Driving (making of) / Double E (film) / Double E (making of) / Falling From Above (film) / Falling From Above (making of) / etc . . .

Voici, maintenant, mon explication de texte, et je trouve que c'est une bonne chose d'avoir fait ça, je ne sais pas si je peux être aussi précis sur mon texte dans seulement trois mois par exemple, sans au moins revoir l'ensemble des deux films.

Place à l'éclairage !
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

0. Introduction (making of) : Sur la musique du site web Neil Young, travelling avant continu : temps ensoleillé, on entre dans un hangar, il y fait très sombre, il y a des puits de lumière qui y amène de la lumière à l'intérieur, on franchit un "hall" et on voit Neil et Ralph affalés dans un fauteuil, on poursuit la visite du hangar, on croise Billy et on arrive au studio à proprement dit, l'ingénieur du son (c'est bien Tim Mulligan qu'on voit ?) vérifie le matos pour que le Horse nous raconte l'histoire de Greendale :

La smala se pose dans l'ombre
Le conte fend la pénombre

1.a. Leave The Driving (film) : Sur la route, arrestation de Jed par Carmichael qui lui braque une lampe dans la figure, Jed ne sait plus ce qu'il fait et c'est le gros dérapage, Jed tire sur Carmichael, et se retrouve en prison :

La torche brouille les idées
Apporte le verglas en ondée
Horizon clos

1.b. Leave The Driving (making of) : Neil, Billy et Ralph, jouent ce morceau, autour d'eux se trouvent des éléments connus (le gros micro de Rust Never Sleeps) aux plus invraisemblables (une égoïne, des plaques de voiture), enfin tout ce qui peut rappeler l'histoire de Neil et du Horse, les effets spéciaux arrivent : une partie des murs projette le clip mais le Horse est en premier plan :

Quelques reliques en voisinage
Et la vision est en affinage

2.a. Double E (film) : Sun Green regarde la télé, il n'y passe rien que des catastrophes écologiques, Sun est très concentrée et intéressée, elle prend des notes :

Le fanal est nourri d'images
De tout ce qui nous endommage
Destin éclos

2.b. Double E (making of) : Neil est assis sur un ampli, joue de la guitare électrique, et on y voit au milieu des catastrophes écologiques qui passent à la télé de Sun Green, un Neil assis jouant en acoustique ce morceau, cet extrait est pris du DVD de Dublin du printemps 2003 :

Etre assis consent en flottant
Un retour au dernier printemps

3.a. Falling From Above (film) : Réunion entre amis ou inconnus : jeux de dés au comptoir d'un bar réunissant un pompier, un peintre (?), une fille essuie la bière sur la moustache de cet homme au béret, ailleurs réunion familiale chez les Green : petit déjeuner, gestes attentionnés, bisous, love & affection, de vrais petits moments entre parenthèses :

Les jeux, petits soins, et baisers
Scellent les contacts apaisés
Conflits absous

3.b. Falling From Above (making of) : La légende dit que le Horse ne prend qu'une seule prise, ben là c'est pas trop le cas, le Horse démarre le morceau puis s'arrête, et repart, et on voit aussi Neil avec différents habits indiquant que les prises ont duré dans le temps, donc on voit Neil jouer de la guitare et chanter, chanter sans guitare, jouer de l'harmonica sans avoir de guitare !!!! Et c'est le cas pour toutes les chansons !!!! :

Jamais eu de balbutiement
Etait vrai antérieurement

4.a. Carmichael (film) : Carmichael est mort, deux amies découvrent qu'il avait une maîtresse, elles décident de cacher cela à sa veuve, faire façade est primordial, seuls les souvenirs amusants et arrondis doivent rester en mémoire :
Note : Dans ce clip, on voit l'ombre de Carmichael passer dans leur chambre alors que sa femme, agitée, cherche le sommeil. Et j'ai écrit ce qui suit il y a un an à propos de ce chapitre (le 9 juin 2003 - Greendale_Paris 2003) : "Mais maintenant, le présent est sans ta présence près de moi. Je n’ai que les murs à qui parler. Elle va se reposer et ferme doucement la porte de leur chambre." Marrant cette coïncidence !!!!! Nous sommes vraiment sur la même longueur d'onde !!! Green = vert ; Dale = vallon.

Minuscules secrets intimes
au val de l'illusion estiment
Souvenir saoul

4.b. Carmichael (making of) : Dans une lande, au bord d'une route, un énorme poste télé dominateur est là abandonné, l'écran éclaté, deux flashes et Neil apparaît sur la télé, assis en bouddha, priant, une image apparaît dans la télé explosée, c'est le Horse jouant dans le studio, Neil se penche vers l'écran, oui la télé n'est que bonne à diffuser des images musicales du Horse, sinon on doit la jeter :

Le voeu pieu a brisé l'écran
Nul besoin de beaucoup de cran

5.a. Bandit (film) : Earl Green (le père de Sun) est dans une chambre de motel, il "n'a pas encore trouvé" sa voie artistique (dit-on), il se pose des questions sur son art, sur lui-même, questions existentielles, il se regarde dans le miroir cherchant à déchiffrer qui est cet Earl Green, qu'est-il écrit dans le Grand Livre à propos de sa vie ! ! ! :

Un miroir n'est pas suffisant
Pour voir son âme reluisant
Dans le Grimoire

5.b. Bandit (making of) : En fin du morceau, Neil s'adresse à Ralph, lui parle de sa façon de jouer, d'essayer autrement, Neil analyse le jeu de Ralph par rapport aux autres performances, Ralph passe son temps à acquiescer tout en étant attentif de tout ce que dit Neil :

Essayer une direction
Par le test et la réflexion

6.a. Devil's Sidewalk (film) : Le diable, en chaussures rouges, circule bien dans toutes les rues de Greendale comme dit Capitaine John Green à ses deux matelots, le diable cherche à corrompre le plus possible cette ville, il a accès à tous les endroits mis à part l'église :

Mocassins rouges naviguant
Au creux du bouge fatiguant
L'affreux semoir

6.b. Devil's Sidewalk (making of) : Le Horse mâche du chewing-gum, Ralph se ballade dans le studio, Neil démarre le morceau, Ralph, très cool, s'installe à la batterie, attrape les baguettes et démarre, cette tranquillité, ce détachement est assez dingue :

Le calme sert le bien-être
Puis élargit nos fenêtres

7.a. Grandpa's Interview (film) : Susan Carol, journaliste, n'a pas froid aux yeux, son coeur est froid et elle ne s'émeut pas du trouble de Grandpa face à l'assaut des médias pour avoir son sentiment sur le fait que le cousin Jed soit un meurtrier, ni quand Grandpa trépasse, une vraie professionnelle, le boulot avant tout, nous n'assistons pas au dernier souffle de Grandpa, des images de bord de mer nous indique la pudeur, le recueillement à adopter en cette circonstance :

Les reporters secs mitraillent
Et piétinent vos entrailles
Au loin la mer

7.b. Grandpa's Interview (making of) : A la fin du morceau, le Horse reste statique, immobile, figé, écoutant le silence, réfléchissant, analysant ce qui vient de se produire, de la performance qu'il a donnée, pour assurément tendre vers la perfection :

Instant muet en suspension
Bouillon vers LA dimension

8.a. Bringin' Down Dinner (film) : Par un temps brumeux, Grandma arrive au Double E où elle apprendra la mort de son mari, elle conduit à sa manière sa vieille voiture blanche, c'est à dire tout doucement, plus tard l'enterrement de Grandpa se prépare imagé avec une grande retenue (ce n'est pas comme dans un mauvais film lacrymal) par un plan sur des voitures en stationnement devant la maison, la voiture de Grandma est là et aussi un cordon de Cadillacs noires de collection (Neil a sorti toutes (?) ses voitures du garage) :

Des phares blafards en douceur
Glissent près d'anciens propulseurs
Noirs outremer

8.b. Bringin' Down Dinner (making of) : Neil est assis à l'orgue, le clip passe dans son pupitre, dans le studio il y fait très sombre, il est baigné par une lumière orangée, quand arrive le moment de l'enterrement de Grandpa (l'hiver de la vie), la lumière du studio passe au bleu :

La rouille boutonne l'automne
Le bleu l'enterre - noir tâtonne

9.a. Sun Green (film) : Sun s'expose au monde, au média par son action d'investiture de l'aigle de la Power Cie, Sun dit en public tout ce qu’il ne faut pas dire, les vérités ne sont-elles pas toutes bonnes à dire ?, par cela viennent des désagréments faits volontairement pour nuire à Sun, son chat est tué, on y met de la drogue chez elle, mais elle sera tout de même acquittée :

L'exposition nuit gravement
Vérité est pourtant amant
Remarquable

9.b. Sun Green (making of) : La chemise de Neil ouverte découvre une épaule pendant la bien connue "Neil dance" que Neil effectue toujours quand il joue de la guitare, les prises de Neil au mégaphone sont faites à part, Neil est avec un mégaphone à la main, la chanson est finie et Neil s'amuse à faire des bruits bizarres avec le micro et le mégaphone, Neil finit par éclater de rire :

Les épaules nues se balancent
Vers de comiques turbulences

10.a. Be The Rain (film) : Sun Green et Earth Brown s'en vont en Alaska sauver la planète, Sun va vers l'océan, trempe ses pieds, c'est assurément son élément, quant à Earth, à moitié nu, il file vers la montagne, se comportant comme un être primitif, un animal, un ours (?), j'ai le sentiment que sa mission comme sauveur de la planète lui a fait péter les plombs :

Sauver l'eau, la terre est combat
A installer un branle-bas
Implacable

10.b. Be The Rain (making of) : Pour ce final énergique, tout le monde se met de tout coeur aux voix, toujours des prises à part, le Horse et/ou les quatre Mountainettes sont debout en cercle devant un/des micros, ce final chaleureux et vivant n'est digne que d'un génie :

L'apothéose bien garnie
De sang - transfusion de génie

Denis Between The Rusty Words (07 juin 2004)
et pour les explications : le 10 juin 2004
© IDDN 2005

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