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Neil Young et nous.

LES DEBUTS NEILESQUES DES LGO

ou

La vie extraordinaire des Gens Ordinaires avec Neil Young

(textes appartenant à leurs auteurs)



    Clémence :
    Années 70, je rentre dans l'adolescence ; ma mutation intérieure se fait avec la culture rock ; j'écoute en sourdine dans ma chambre, tard le soir, le pop club de José Arthur (le premier morceau que je découvre est une chanson du Grateful Dead passée chaque soir en début d'émission ; je découvre Rock'n Folk qui devient vite ma bible ; je découvre cette révolution des idées et des comportements qui s'est faite à la fin des années 60 ; je regrette d'être née trop tard pour ne pas avoir vécu en live la grande période des Beatles ; je découvre après coup Woodstock et la contre-culture californienne.
    J'écoute CSN&Y, Jefferson Airplane, mais aussi Pink Floyd (Ummagumma), Soft Machine. Au lycée, je rencontre un ami ayant le même parcours que moi ; nous devenons vite complices. C'est lui qui me fait découvrir les premiers albums de Neil Young, qu'ils passent chez lui en boucle (After The Gold Rush, Harvest).
    Années 80, je m'éloigne du rock et je découvre d'autres musiques (musique classique, un peu le jazz, en particulier Coltrane) ; années 90, j'écoute moins de musique.
    Années 2000, je me sens à nouveau attirée par le rock (une deuxième jeunesse ?), et c'est là que je redécouvre Neil, ou plutôt, je découvre réellement Neil (en 2003, je crois).
    Je découvre après coup toute la richesse de sa discographie, le versant électrique de son oeuvre que je n'avais pas vraiment côtoyée la première fois, je découvre un personnage qui me séduit complètement (sa sagesse, sa relation forte à la nature) ; je me sens très proche de lui. J'aime autant le versant acoustique de son oeuvre que le versant électrique et j'aime surtout le fait qu'il puisse passer de l'un à l'autre. J'aime les deux facettes complémentaires de sa personnalité. J'aime le son saturé à l'extrême du Neil électrique autant que la rythmique tranquille du banjo de certains morceaux acoustiques.
    Alors que je me passionne de plus en plus pour Neil et sa musique, et que je rêve de le voir un jour sur scène en Europe, j'apprends qu'il vient d'être victime d'un anévrisme au cerveau. Je pense alors que mon rêve ne pourra s'accomplir.
    Début 2008. J'apprends que Neil jouera au Grand Rex à Paris. C'est l'euphorie.
    Je réserve immédiatement ma place pour le 14 février, je prends une journée de congé pour être mentalement complètement disponible pour ce grand évènement. Et ce fut un grand évènement... Un peu frustrée de voir Neil de trop loin au cours de la première partie acoustique, je suis descendue au pied de la scène pour la deuxième partie électrique ; par chance aucun service d'ordre n'est venu déloger la centaine de fans qui s'était amassée.
    J'ai vécu la deuxième partie du concert dans une proximité avec la musique et la personne de Neil qui restera comme un moment de grand et rare bonheur...
    Puis Lyon, et bientôt Colmar. (Suis-je devenue une vraie « fan » ???)
    NB : En dehors de Neil, après une jeunesse tendance « Beatles », je suis plutôt devenue tendance « Stones ».
    Clémence (11 juillet 2008) [haut de page]


    Régis :
    Mon premier contact avec Neil, c'était vers 94. J'étais en terminale et je découvrais le rock. A cette époque, je  pensais que Deep Purple était le sommet de la rock attitude et que aucun autre artiste ne pouvait les égaler en intensité. Un jour, à la médiathèque, je suis tombé sur "After The Goldrush". A ce moment, il s'est passé quelque chose dans ma tête, c'est sur. Je ne comprenais ce que ce gars avait de plus que les autres mais c'était une musique qui me parlait. Ensuite, j'ai trouvé le "Unplugged" puis "Harvest", puis "Weld". Les disques tournaient en boucle sur ma platine et c'est à ce moment que j'ai décidé d'acheter une guitare.
    J'ai bien essayé de le faire découvrir à des amis, ou à mon frangin, tellement fier que j'étais d'avoir découvert cette perle mais il fallait que je me rende à l'évidence : la musique de Neil, aussi belle qu'elle soit, ne parle pas à tout le monde. Certaines personnes, pourtant très sensibles et sensées, y sont totalement imperméables.
    C'est donc seul que je me suis rendu à Bercy le 4 juin 96. Drôle de sensations de se retrouver tout seul au milieu d'une telle foule. La musique m'a cloué. Mais le souvenir le plus fort a été pendant "The Needle And The Damage Done", quand toute la foule a chanté en choeur cette chanson que je croyais connue que de moi (!), j'en avais des frissons.
    La suite est classique, j'ai complété ma collection, j'ai rencontré quelques personnes qui l'appréciaient beaucoup, j'ai regardé sur Arte le fameux "Rust Never Sleeps" . . .
    De temps à autre, je retrouve le frisson des premiers instants, comme lors de mon premier voyage aux States, quand j'ai trouvé dans cette petite boutique New-Yorkaise une copie CD de "Times Fade Away". J'ai demandé au gros black qui tenait la caisse si je pouvais l'écouter. Alors avec un sourire complice il a posé la galette sur la platine, monté le son, et zappé sur la plage 4 ("L.A."). La claque ! ! !
    Aujourd'hui, j'ai 27 ans, je découvre la LGO et je me dis que tout ça n'est pas près de se terminer . . .
    Régis [haut de page]


    Lyonic :
    Vers 1996-97, j'avais dans les 18 ans et j'étais abonné à un catalogue de vente de disques par correspondance. Chaque mois dans ce catalogue, il y avait une rubrique "Oldies but goodies", rédigée entre autres par Georges Lang de RTL. J'aimais beaucoup ce journaliste pour ses chroniques et émissions musicales sur RTL, radio que mes parents écoutaient sans arrêt à l'époque -mais plutôt passivement d'ailleurs, le transistor était bloqué sur cette fréquence en grandes ondes ! J'ai donc baigné dans la musique rock assez tôt, bien que mes parents n'appréciaient pas trop . . . 
    Cette fameuse rubrique parlait de l'album "Harvest", le décrivant comme un des meilleurs de Neil Young, aussi bien par son jeu musical que par ses orchestrations. Ca m'a branché, et le Noël suivant j'ai trouvé dans le commerce un lot de deux disques : Harvest + After the Gold Rush. Ca a été le premier coup de foudre : la voix fragile et poignante, les solos de guitare, l'émotion qui suinte de chaque mesure, bref, je suis tombé sous le charme.
    Puis, quelques semaines plus tard, j'avais vu que Arte programmait un concert de Neil Young dans Music Planet. Préparant une cassette vidéo, j'ai bloqué ma soirée pour regarder ce concert. C'était Rust Never Sleeps. Je n'ai donc pas dormi non plus de la nuit qui a suivi . . .
    Par la suite, j'ai vu et revu cette vidéo, enregistré sur cassette audio le concert, malgré un son catastrophique lié à la mauvaise réception d'Arte et à la qualité sonore du concert lui-même, et appris quasiment par coeur les chansons durant ma première année de fac.
    Ensuite, j'ai entamé une discothèque qui s'enrichit d'année en année, et me voilà assoiffé de raretés et de tout ce qui a rapport, de près ou de loin à Neil Young et au Crazy Horse (merci aux sites internet et aux listes !), essayant de les faire découvrir à mon entourage, et triturant une pauvre guitare avec les mélodies de Neil Young que je m'efforce de reproduire . . .
    Je suis allé voir le Loner (avec le Crazy Horse) en concert, dans l'amphithéâtre romain de Vienne (38) en juillet 2001. C'était énorme ! Avec un son à faire trembler les gradins, pourtant deux fois millénaires . . . Quel souvenir !
    Lyonic [haut de page]


    Fred :
    Mon entrée en Neilitude ? Hum . . .
    Eh bien, je suis allé voir le film Dead Man de Jarmush et même si j'avais déjà entendu parler de Neil Young, je n'avais jamais écouté un album en entier. Je n'en avais pas d'ailleurs ! J'ai adoré la musique du film, hypnotique et intrigante, et le son de la guitare si particulière, économe tout en étant suffisante. Magique !
    Je me renseigne et achète un album, ce sera au hasard (et parce que je l'avais trouvé en solde !!!!!), Mirrorball.
    LA claque. Un son énorme et crade, des compos bordéliques mais intenses, un son de guitare inimitable comme un coup de tonnerre. J'adore !!!!!
    Je m'intéresse alors un peu plus à la carrière de Neil et j'emprunte à la discothèque beaucoup de ses albums pour ensuite les acheter petit à petit.
    Je découvre la face acoustique du bonhomme, hallucinante !!!!! Harvest, Harvest Moon, puis plus tard Old Ways et Comes A Time, ainsi  que CSN&Y.Everybody Knows This Is Nowhere, un petit bijou dans lequel tout est déjà dit !!! Puis Tonight's The Night, After The Gold Rush, Zuma (et Cortez qui me laisse sur le cul ), Rust Never Sleeps, waouh ! Je vais de surprise en surprise, jusqu'aux albums des années 80 qui me laissent de marbre. Puis je retombe sur un chef-d'oeuvres : Freedom, Ragged Glory, Broken Arrow (un peu plus faible quand même !) et Sleeps With Angels.
    Les années 2000 sont un poil décevant, aucun grand album jusqu'à maintenant. Greendale est un bon concept mais qui a ses faiblesses et ses passages à vide (il est trop long), comme presque tous les concepts albums. Les grands et enfiévrés soli de guitare avec le Crazy Horse me manquent.
    Il reste quelques albums non réédités en cd, j'espère qu'un jour ils le seront. En attendant, j'achète les dvds qui passent à ma portée.
    Et je me dis que j'aurais aimé assister au concert Live Rust en 79.
    Mais bon j'avais 4 ans à l'époque . . .
    J'ai eu le bonheur de voir Neil sur scène une fois dans ma vie, c'était à Vienne il y a 3 ans. J'y retourne dès qu'il revient en France !!!!
    Fred [haut de page]


    Michel :
    Voilà comment j'ai connu et aimé Neil Young
    C'était il y fort longtemps, début 70', j'étais en classe préparatoire au concours des Arts et Métiers. (Concours que je n'ai pas eu).
    La période post Woodstock arrivait en France.
    J'écoutais comme tout le monde The Beatles. La sortie des 5 LP et du Film Woodstock ont ouvert mon paysage musical.
    En premier lieu je suis devenu fou de Jimi Hendrix. Je l'écoute toujours avec le même plaisir que le premier jour. Dommage qu'il soit bêtement mort car il serait intéressant de voir comment sa musique aurait évoluée.
    Puis j'ai acheté les LP du Grateful Dead, Jefferson Airplaine, Janis Joplin.
    Dans la classe il y avait un guitariste que reprenais à l'oreille les morceaux de CSNY. C'était une belle prestation.
    C'est ainsi que j'ai acheté mon premier CSNY. Je me suis aperçu et jugé que le leader était Neil Young. Donc achat des LP de Buffalo Springfield et des Neil Young. Je n'écoutais plus que cela et Jimi. Et puis c'est la fin des études. Je m'arrête de suivre l'actualité musicale à Tonigh The Night. Parfois j'achète un Bowie ou un Lou Reed mais la musique n'est plus ma tasse de thé.
    En 77 je suis à Londres en plein période Punk. Le son m'emballe et les revendications contre la société capitaliste aussi. Ma passion pour le punk s'arrête avec la fin de cette vague. (Quoique j'écoute encore volontiers les Sex Pistols)
    Puis presque 20 ans de trou musical. Mariage, enfant, boulot. Bref la vie de famille.
    Mi 90 en traînant à la Fnac j'achète Weld. La musique redémarre dans ma tête mais lentement.
    Puis en 2001 je vais voir Neil & Crazy Horse à Paris. Voilà ma passion est repartie. Je lis tout ce que je peux sur le net à propos de Neil. Je vais le voir en 2001 à Vienne, un show super, en 2002 je fait 2200 km avec mon camping car pour le voir à Rock im Park (un autre super show) et enfin PDC Paris 2003. Durant cette période j'achète les CD de Neil car les LP je les ai vendu d'occas durant ma période estudiantine. Aujourd'hui j'écoute que du Neil ou du Jimi. Je suis intoxiqué par ces deux artistes.
    Je préfère Neil dans sa version électrique mais l'acoutisque n'est pas mal aussi.
    J'écoute la radio "le nouv". Radio qui sort de l'ordinaire, faites l'essai.
    Michel [haut de page]


    Jean-Michel Mignot :
    Mais, je me suis aperçu que je n'avais pas raconté l'origine de ma relation avec le Neil. Donc, allons-y. c'est une histoire pleine de bruit et de fureur, etc. Bref, tout commence dans les années 70 quand mon frère et moi achetions consciencieusement tous les albums quand ils sortaient: after the gold rush puis Harvest puis... Non pas Time fades away puisque les critiques de l'époque , que nous lisions, l'avaient trouvé nul, donc pas celui-là mais le suivant On the Beach puis Tonight's : celui-là je l'avais commandé à Rock et Folk : il est arrivé un matin, cet énorme carton noir et blanc, et le contenu pour une fois ressemblait bien au contenant. Enfin, Zuma. Après, le Young m'a gonflé (c'est régulier), j'ai tout revendu : eh oui, tous ces vinyls originaux !! Je lui ai fait la gueule pendant toutes les années 80 et y suis revenu modestement pendant les années 90, étant obligé de racheter ce que j'avais revendu et le reste. Entre-temps, j'en ai revendu encore (This note's for you par exemple : aussitôt acheté, aussitôt revendu : aucun intérêt), puis racheté : c'est dramatique : on vit, Neil et moi, une relation conflictuelle ! Là, en ce moment, c'est plutôt calme. Ma période préférée : 73-75 (on the beach est pour moi le sommet de l'oeuvre, j'ai revérifié récemment grâce à la réédition en cd), puis, des albums par-ci par-là: Rust, Sleep with angels, Freedom évidemment.
    Quant au Dylan et à la déception de certains concerts, c'est inévitable. il est engagé depuis des lustres dans une tournée sans fin (le bien nommé never ending tour), ce qui donne beaucoup de concerts, beaucoup trop. De plus, l'homme est un caractériel notoire qui alterne allègrement l'excellent et le détestable. Sa discographie officielle est particulièrement erratique. Seul Neil Young semble de ce point de vue jouer dans la même catégorie.
    Encore un truc : j'adore Led Zeppelin aussi, comme quelqu'un dans le groupe. ouf, j'avais presque honte de ça .
    salut à tous et c'est promis, la prochaine fois, je serai plus court.
    Jean-Michel [haut de page]


    B.Loo :
    Si je comprends bien en tant que p'tit nouveau, je dois passer par une sorte d'intronisation en parlant de Neil Young. Pas de problème, je suis un vrai "fan" (même si je n'aime pas ce terme qui fait un peu  groopie histérique...).
    J'ai découvert NY vers 88, à la sortie de This Note's For You. A l'époque, j'écoutais des groupes alternatifs type Sonic Youth ou Pere Ubu et je vomissais sur les groupes des années 80 (U2,Cure,Depeche Mode...). C'était ma période rebelle. Quand on me parlait de NY, j'imaginais un ringard countrysant. Puis, je l'ai écouté, ai emprunté  ces CDs. Ca a commencé à coller, puis est sorti Freedom. Le crash  frontal. En quelques semaines j'ai acheté ses albums, y compris les Missing 6 en vynil... Puis quand on a commencé à parler de lui comme "grand-père" du grunge (ce qui ne veut rien dire) j'étais très fier de pouvoir expliquer à mes amis qui était ce type si particulier, son histoire, ses choix, ses errances, sa fabuleuse maîtrise sonique et sa voix si caractéristique qui est, à elle seule, un instrument inédit.
    Globalement, j'apprécie toute son oeuvre mais j'ai un amour particulier pour Sleeps With Angels. Le plus envoûtant de ses albums.
    Tous les autres albums (mêmes ceux qualifiés de pire) ont toujours  leurs moments de félicité. Par exemple, j'ai toujours pensé que Computer Age est une petite perle. Sonic Youth sur l'album "The Bridge" l'a prouvé. Re-Ac-Tor est un album décalé mais génial. Hawks and Doves offre quelques bijoux (Captain Kennedy...). The Dead Man est fondamentalement impressionnant et fascinant... J'en passe et j'en passe. Quant à Greendale, j'ai été très surpris par les premières écoutes sur Rust Radio des concerts acoustiques en Europe.
    Le bla bla entre les morceaux m'énervait (c'est gentil de raconter une histoire, Neil, mais bon, au bout du compte cela endort). Des morceaux me semblaient interminables... Puis, lentement, j'ai commencé à apprécier. A me faire une idée. Puis j'ai pu entendre un concert de la tournée américaine et, là, la claque. J'adore cet album, en particulier la manière de chanter de Neil sur certains morceaux (Grandpa's Interview !). Mes seuls regrets: des coups de batterie de Ralph trop marqués sur certaines plages et une version de Be The Rain assez brouillonne... Après Are You Passionate (que j'apprécie énormément), Neil reprend vraiment du poil de la bête.
    Keep On Rockin'...
    En ce qui concerne les concerts auxquels j'ai assisté, il m'a fallu attendre 1993 pour le découvrir sur scène. C'était à Werchter avec Booker T and the Mg's. C'était forcément un grand concert puisque mon premier. Dommage que ce fut en début de soirée, dans la clarté et dans un champ. Metallica était en tête d'affiche, c'était marrant de voir des gosses s'intéresser à ce vieux mec sapé comme un guitariste de Seattle. Puis, ce fut le concert avec Pearl Jam en 1995 à Hasselt, Pukkelpop Festival. Ce fut intense, bruyant, hénaurme. La pluie s'était arrêtée peu avant le début du concert et a repris par le biais d'un terrible orage quelques secondes après la fin et les hurlements de Neil: "Sleep Well". C'était dantesque.
    En 1996, ce fut un nouveau concert à Werchter, le premier avec le Crazy Horse. Absolement génial, évidemment.
    Enfin, en 2001, j'ai assisté au concert de Gand. Impressionnant et plein de nouveautés extraordinaires (Goin' Home, Gateway Of Love, Standing In The Light...). J'ai également assisté au concert de la même tournée à Rotterdam, le concert de cloture. Inouï. 3 heures. Vous disposez certainement tous de l'enregistrement de ce concert... Vous savez donc de quoi je parle.
    Cette année, je n'ai pu avoir de place pour le concert à Anvers.
    J'étais en vacances au moment de l'ouverture des ventes. Je le regrette évidemment. Cependant, je n'ai toujours pas compris le prix des places (plus de 100 EUR). Là, je trouve que cela fait très mal...
    Voilà, j'ai été long et certainement pelant mais bon, suis-je un gens assez ordinaire ?
    B.Loo [haut de page]


    GUY :
    Ben voilà. Pour le fun, donc. On pourrait appeler ça "Ovide, the Heart of Gold and I"

    L'objet était trop grand pour mon cartable et en débordait allègrement. J'avais du le prêter à un copain, sinon, pourquoi l'aurais-je amené en classe de latin ? Le prof traduisait Ovide (« L'art d'aimer », tu connais ?) en déambulant entre les bancs. Du haut de son mètre nonante (pardon, quatre-vingt-dix), il toisait son petit monde avec ce curieux mélange de bonhomie et de sévérité qui allait bien au brillant latiniste qu'il était. Alors, comme ça, sans raison et sans quitter Ovide, il s'est penché, il a pris le disque entre ses grosses mains, l'a retourné sous toutes ses coutures et s'est mis à lire le texte au dos. Je m'en souviens très bien, c'était une critique parue dans « Rock and Folk » du premier LP de Crosby, Stills and Nash. Ça se terminait par une sorte de cri de joie où le journaleux annonçait l'arrivée de Neil Young dans le groupe. Le colosse a tout lu, n'a rien dit et a remis le disque là où il l'avait pris. Puis il m'a donné une claque dans le dos (l'omoplate a résisté de justesse) en m'invitant à traduire le passage suivant. C'est le premier souvenir que j'ai du premier disque que j'ai acheté. Il s'appelait « Déjà Vu », et ça, rustie, tu connais sans doute mieux qu'Ovide.

    Trente-trois ans plus tard. Il arrive à l'ex-écolier que je suis de s'essayer à traduire encore, mais j'ai délaissé Ovide depuis longtemps, et c'est Neil Young qui est désormais victime de mon ignorance, parfois Dylan quand j'ai la grosse tête. Quant au colosse placide et érudit, ben mon gars, tu ne le croiras jamais, il est Ministre de l'Enseignement, là, pendant que je te parle (de Belgique. non, french rustie, le tien, de Ministre, c'est pas le même que le mien, Pierrot, il avait même de l'humour). Le temps passe. Il ne me reste de mes années de latin que quelques bribes, « tu quoque filii » et tutti quanti. Mais il y a toujours, dans ma tête, cette voix acidulée qui me parle d'une ville dans le Nord Ontario, qui me chante « Helpless » et qui me rend heureux. Va t'en savoir pourquoi... On a la culture qu'on peut. Mais c'est la mienne et j'y tiens !
    Je ne vais pas te raconter de conneries, je ne suis pas tombé dans la potion magique quand j'étais petit, je ne suis pas tombé en Neilitude comme frappé par le feu du ciel. Je ne suis pas la Soubirou du rock (plaisanterie Lourdes, j'en conviens). Ça a pris du temps. Tout se mélange un peu dans mon vieil occiput. « Four Way Street », ah, cette cowgirl dans le sable qui m'a fait acheter une guitare à 500 balles dont je n'ai jamais su tirer trois notes. Pas d'oreille, que veux-tu, c'est tant pis pour ma pomme. « Ohio », four dead on the ground , la rage dans la gorge du vieux Crosby et le plectre du Jeune. Et puis ces combats de guitares furieuses sur « Southern Man ». Et toujours cette voix étrange qui n'a plus cessé de me traverser de part en part, à travers les tripes et l'âme. « Harvest », chercher la pépite d'or et la trouver, parfois. Un jour aller de bar en bar et être crucifié par une guitare de feu, « Like a hurricane », alors que tu te demandais quelques minutes avant ce qu'il lui avait pris de vouloir à tout prix seller cette vieille carne de Palomino. Puis les eighties, on le croit perdu et c'est le retour du maître, « Life » un peu, « Ragged Glory », le déluge.

    Montezuma et Cortez, l'aiguille et le mal qu'elle fait, chevaucher le Llama, chanter le rock qui ne peut pas mourir, dormir avec Pocahontas, fumer le calumet avec Brando, déconner à Tulsa, souhaiter longue route à Mort, rocker sur les débris du monde libre, regarder le monde depuis le mirador à Bob... Jeter sa haine aux orties. Aller sauver la planète en Alaska. Keep on, keep on. Une vie ? Non, mille vies, mille lieux magiques, mille millions de notes du feu de Dieu, pour moi, pour toi, pour nous... Toujours searching for the heart of gold.

    Il me suit partout, il ne me lâche pas. C'est ainsi. Neil est l'artiste de ma vie. And I'm getting old, pourtant.
    Guy (Belgique) [haut de page]


    Kermac :
    C'était l'année de mes 13 ans. J'habitais un HLM, dans la banlieue de Rouen. Ma soeur, âgée de 3 ans de plus que moi, sortait avec le voisin d'en face, guitariste un peu bab. Un jour je lui emprunte sa mob (au copain) et vlan, je ne fais pas un km, me voila à l'hôpital. Immobilisé pendant plusieurs semaines avec une jambe dans le sac. Ma soeur et son copain viennent alors me tenir compagnie de temps à autre. Parmi les disques qu'il apportait figurait un drôle de truc qui m'a tout de suite emballé (pendant que lui il emballait ma soeur : -)). C'était Harvest.
    A cette époque, j'étais fan des Osmond Brothers et d'un titre prémonitoire : "Crazy Horses". Mais cette purée de disque de Neil Young à la calligraphie qui partait en tourbillons, je le mettais en boucle et je n'écoutais plus que ça.
    Peu de temps après, j'avais ma première guitare. ça me semblait tellement facile, tellement limpide que je me disais que j'allais y arriver. Le copain de la soeur connaissait bien sur un paquet de chansons de Neil Young, et il m'appris alors mes premiers accords (lam, do fa, sol et mim) sur Words. Bon je ne cache que je pataugeais un peu, mais l'envie était la et le virus bien incrusté.
    Peu de temps après, avec les économies de plusieurs semaines d'argent de poche (34,50 F pour un disque référence B), me voilà parti à Rouen (Come on baby let's go down town !!) pour m'acheter le fameux Harvest. Déception : le magasin n'en avait plus et moi je le voulais ce jour la. Je vois un autre disque du même bonhomme, "with Crazy Horse" je me dis allez, c'est un signe je le prends. De retour à la maison, je me pose "Everybody knows this is nowhere" sur le pick up et là un peu déçu quand même de ne pas retrouver l'atmosphère d'Harvest. Mais vu que c'était un des seuls 33 t qui m'appartenait, je m'accroche et après quelques écoutes j'étais conquis.
    Ensuite, c'était l'achat direct dès la sortie, plus les 2 ou 3 qui me manquaient. Souvent déstabilisé, mais rarement déçu je dévorais les galettes (c'est peut être pour ça que maintenant je vis près de Pont-Aven :-)). On the Beach, Tonight's, Zuma, Decade, Journey Through the past, j'enchaînais les albums et Neil rythmait mon adolescence. Dans le même temps je devenais bon à la guitare (enfin, meilleurŠ) et j'achetais l'harmonica qui allait me permettre de faire comme le chanteur sur le disk. Et puis y'avait aussi Dylan qui me plaisait bien et petit à petit je me montais un répertoire, je devenais le spécialiste local de Neil Young et Bob Dylan.
    Voulant comprendre ce que je chantais, je traduisais les paroles (j'ai encore les cahiers !) et ainsi j'apprenais l'anglais mieux qu'avec la méthode assimil et mieux aussi qu'avec la prof d'anglais à mini jupe du collège : on essayait tellement de mater sous ses jupes qu'on en oubliait nos cours.
    J'ai bossé The Needle and the damage done pendant des semaines, avec une tablature qui était parue dans Rock'n'folk. Des semaines dessus, je n'y arrivais pas. J'ai finalement laissé tomber, et puis un jour comme ça tout seul, c'est sorti : un des plus grands bonheurs de ma vie !
    Entretemps, ma soeur avait changé de copain. Le nouveau avait un appart en centre ville et c'était toujours ouvert : j'avais le droit d'y aller comme je voulais. C'est là que je suis tombé sur 4 way street, un autre album qui ne m' a plus jamais lâché.
    Mais Crosby et Nash me gonflaient un peu à vrai dire. Je préférais bien sur Young, et Stills me plaisait aussi pas mal.
    Un peu plus vieux, c'est Neil Young et Dylan (pour le principal) qui m'ont permis de gagner quelques sous alors que je descendais l'été faire la manche dans les rues de Nice armé de ma guitare et de mes harmonicas.
    Je dois dire qu'à l'époque je n'étais pas trop mauvais et que je connaissais tout le répertoire : j'étais la vedette musicale du petit groupe de potes et nombre de soirées allumées pétards-téquila finissaient en musique, avec toujours Neil Young comme principal sujet d'étude. Depuis, j'ai toujours guetté les sorties d'album, les achetant aussitôt que je les voyais en magasin. Je dois dire  cependant que j'ai un peu levé le pied ces 10 dernières années  en 90 je rencontrais une fille avec qui je décidais de faire ma vie (ma cowgirl à moi tout seul !!) et je quittais mon ex petite amie en partant de la maison les mains dans les poches : je n'emportais que mes disques de Neil, quelques un de Bob (les deux car entre temps Marley avait aussi creusé son sillon au fond de mon âme). Et puis  avec le temps, les enfants, le boulot et la maison, j'ai pris un peu de recul, me tenant informé mais ne me jetant plus sur les albums dès leur sortie. C'est pour ça qu'il m'en manque quelques uns, mais je les achèterais tranquillement d'occase, à des gars qui les auront achetés par hasard et qui n'y auront rien compris.
    Il me manque quelques joyaux à ma collection de disques officiels, mais je prends le temps de les acheter d'occase, dans des foires à tout. J'essaie aussi de tout retrouver en Vynil car y'a pas à dire ça avait quand même une autre gueule : une pochette tenait bien dans la main, et aujourd'hui j'ai presque tout retrouvé, plus deux ou trois bootlegs.
    J'ai vu le bonhomme une seule fois, sur la tournée Comes a Time, sur l'Ile de la cité à Paris. Depuis j'attends qu'il repasse à des conditions honnêtes pour aller le voir. J'étais prêt à y aller en mai dernier, mais le prix des billets (plus le voyage, le dodo, le manger) m'a fait réfléchir et finalement je suis resté à ma maison. Mais bon, 3 enfants à faire manger y'a des impératifs qui font qu'on est un peu plus réaliste. Ça fait 4 ans que le bruit court que "l'année prochaine aux Vieilles Charrues, y'aura Neil Young". Si ça arrive, j'irais. C'est juste à coté, une petite heure de voiture à peine et une journée aux Charrues c'est pas la ruine, d'autant que je bosse depuis 10 ans comme organisateur de spectacles en Bretagne et je peux sûrement avoir un plan pour y aller gratos.
    Enfin pour finir, 2 anecdotes : en 79, je pars sac au dos visiter les US, et je me souviendrais toujours de la traversée de l'Oklahoma : un black m'avait pris dans sa voiture, pas causant le gars. Mais sur la radio de la voiture, ils passaient Rust Never Sleep qui venait de sortir, en intégral. Cette traversée de l'Oklahoma restera gravée dans ma mémoire et finalement j'étais plutôt content d'être tombé sur ce gars la qui n'avait rien à me dire !! Et puis ma soeur (comme on se retrouve !) qui vivait en Irlande du Nord dans les années 80. Je vais lui rendre visite, et voila-t-y pas qu'elle m'offre pour mon anniversaire "This note for you", alors qu'il n'était pas encore sorti en France (je l'ai encore celui la d'ailleurs). Un autre grand moment d'autant que celui la je l'aime bien aussi.
    D'ailleurs je les aime tous, même s'il y en a deux ou trois que je n'écoute plus jamais (Everybody's rockin', Trans,Š). Par contre les autres, c'est bien souvent que je me les réécoute, que voulez vous c'est la seule chose qui me remette en forme, qui me réconcilie avec le monde quand j'ai le blues ? D'ailleurs il me l'a dit, Neil : "This note's for you!!"
    Coucou, réveillez vous, j'ai fini.
    Philippe
    Un gars bien ordinaire
    La Familia Revert de Calan [haut de page]


    REGIS :
    Ma rencontre avec Neil date de 1973,au lycée,donc.. J'étais interne, lecteur de"Best" ,"Extra" etc et à l'époque, la seule voix "pop" dans un désert radiophonique s'appelait Jean Bernard Hebey sur RTL à 21h... Neil y était assez souvent programmé... j'écoutais ça sans déplaisir même si pour mou les Beatles et les Beach Boys restaient indétronables... En ce temps là aussi on s'échangeait des K7 audio repiqués sur nos 33tours et voilà comment j'héritais en échange de" Pet Sounds" et de"Friends" de "Harvest" et de"Everybody Knows.."...Le Choc! JE commencais alors à traquer le moindre enregistrement du LOner et de ses copains... Et puis,il y eut ce jour de 1975...IL pleuvait, je n'allais pas tres fort,j'étais étudiant.. Je suis rentré chez un disquaire et j'ai vu cette pochette toute noire... Le disquaire avait des cabines ou on écoutait... IL a fallu qu'il cogne à la porte pour m'arracher à mon état hypnotique... En pleurant(oui), j'achetais la galette et l'écoutait en boucle comme un malade pendant des jours... Curieusement, la musique me servit d'exutoire...j'y déchargeai mon chagrin....Et je je finis par me sentir mieux... Depuis, malgré une éclipse entre 1983 et 1990 ,j'ai suivi scrupuleusement sa carrière... Jamais, je n'ai décroché&; trouvant même des excuses à ses ratages( sauf LlW) Une dernière chose: c'est " Harvest Mon" qui a accompagné ma première année de vie commune avec mon actuelle compagne... Ca fait peut-être un peu fleur bleue mais c'est comme ça... [haut de page]


    FEDDY :
     (15/04/02) Ma rencontre avec Neil Young date de mes 21 ans. À cette époque, j'étais très " Beatles ", je maîtrisais sur le bout des ongles, fan absolu, collectionneur méticuleux de petites anecdotes et interprète désastreux !... Pink Floyd, je m'y étais intéressé suite à une visite marquante au Rock'n'Roll Hall of Fame de Cleveland, où j'avais lu un texte de Waters qui m'avait frappé... Un peu de Brassens, un peu de Brel, un peu de Dylan, du blues, finalement, je fréquentais la musique un peu en dilettante, avec la peur panique de choquer mes propres goûts en me plantant dans un achat. Découvrir un truc nouveau, c'était forcément me laisser guider par une main sûre, un ami, un proche, qui me plaçait un disque dans les mains en me donnant le mode d'emploi. Frileux. À ce moment-là, en 1997 donc, j'étais à St Quentin, dans l'Aisne, au milieu des betteraves, pour un stage de 6 mois dans un labo. Pas forcément un truc réjouissant. Un peu à court d'argent, je m'étais installé dans un foyer pour étudiants et jeunes travailleurs, 600 F au mois pour 10 m2. J'y ai d'abord rencontré plein de monde, une vraie petite communauté très soudée et fort sympathique. J'ai surtout fait une rencontre importante : Bruno, un lyonnais un peu bourru, 35 berges, libraire de son état et éternel vagabond dans l'âme. Moi j'étais un jeune futur-cadre dynamique mal dégrossi, lui naviguait dans des sphères que j'ignorais : Bret Easton Ellis, James Ellroy... et Neil Young. Il me fait écouter " Year of the Horse ", évidemment, je n'accroche pas avec la voix de NY, à une époque où je me referais à celle de McCartney. Il me parle du concert de Vienne, 96, moi je ne sais même pas qu'il y a un Vienne en France (bon, je sais maintenant que je ne suis pas le seul !). Pour mon anniversaire, la veille de mon départ de St Quentin, il m'offre " Freedom ". Arrivé à Compiègne, ou je faisais mes études, je l'écoute. Une fois, deux, trois fois... J'adore " Don't Cry", suivi de " Hangin' on a Limb ". Ce disque m'intrigue, je ne sais pas vraiment qui c'est, ce gars avec sa casquette Mao et son T-Shirt Tchernobyl, mais j'aime ca. Ce disque, je vais l'écouter souvent, mais sans jamais aller chercher à en savoir plus. Ça dure un an, et je me retrouve à Besançon. Au bout d'une semaine, je m'achète le " Unplugged ". une semaine après, c'est " Harvest ". Je ne sais pas pourquoi, mais c'est parti comme une poussée de fièvre, il y a juste eu un déclic. Une envie viscérale de tout savoir, de tout connaître. Une graine qui se réveille et qui pousse, inexorablement. Ça aurait pu donner un trèfle, un pissenlit, un chou-fleur, non, ca sera un chêne, un cèdre, un sequoia !... Ça passe d'abord par les albums acoustiques, que j'essaye de jouer sur ma guitare électrique. Ce n'est qu'après que je me rends compte que Neil Young aussi s'amuse à ce petit jeu : des versions acoustiques de morceaux électriques, des versions électriques de morceaux acoustiques... Je décide de m'acheter une Folk, mais je n'ai pas assez d'argent pour me payer une Martin... (Toujours pas, d'ailleurs). Je décide qu'elle sera canadienne, alors. Une Normann, qui sonne super fort : je passe des heures à jouer " Rockin' in the free World " et " The Needle and the Damage Done ". J'aime ce que j'entends, ca vibre, c'est puissant, il y a de la force dans les textes, il y a un refus de la facilité, il y a des risques : des notes qui se barrent en sucette, et un génie derrière le manche pour les rattraper et les intégrer quand même dans un ensemble cohérent et audacieux. Une main qui cherche des notes sur le manche, qui tâtonne, et qui crée quand même la surprise... Des larsens de fou furieux qui secouent le cour comme le tapage d'un orage trop proche pour se sentir vraiment rassuré, trop lointain pour avoir vraiment peur. Et vis versa. J'accumule les disques, je découvre le son " NY + Crazy Horse " à travers " Zuma ". " Cortez " me laisse groggy, des premières notes tirées de sa guitare jusqu'à la fin, j'ai la chair de poule. Je découvre " Weld " et l'excitation rageuse de ces papys déjantés, j'hallucine, je rêve, non ? C'est monstrueux en live ! Je commence quand même à en parler autour de moi, je me demande comment est-il possible d'ignorer un tel musicien ? Personne ne connaît, si, parfois les gens reconnaissent " Heart of Gold ", mon Dieu, comme c'est réducteur. J'ai les nerfs, il faut chercher encore. Je m'acharne, j'ai l'impression d'être seul au monde, perdu sur la branche d'un courant minoritaire, perdu d'avance. Je dévore " After the Gold Rush ", que je considère alors comme une quintessence de " Harvest ". Je me renseigne : ah non, c'est Harvest qui serait une degeneressence de " ATG " ? Bon, peu importe, j'adore les deux. Je mets de l'ordre dans mes idées, les disques se rangent chronologiquement, le lis -un peu- ce que je trouve ci et là... Je débarque à Lyon, il y a un an et demi de cela, avec mes CDs sous le bras. Tiens, Vienne, c'est juste à côté ? Bon. Début 2001, je me demande si un jour je vais pouvoir assister à un de ses concerts, que je crois savoir géniaux... Je me connecte sur le net. J'apprends non seulement qu'il va passer en Europe, -avec le Crazy Horse s'il vous plait !- et qu'il existe une troupe d'irréductibles fans qui sévit sous le nom de " Gens Ordinaires ". C'est chouette, je ne suis pas seul au monde, alors ? J'achète mes billets pour Bercy, je ne sais pas encore qu'il va jouer à Vienne. À Paris, je reçois la plus gigantesque, la plus incroyable, la plus merveilleuse des claques de ma vie. Je pensais savoir ce que c'était, je n'ai pas cru une seconde à ce qui est arrivé à mes oreilles. Bercy 2001, c'est 2 heures de bonheur, d'extase, d'excitation, de surenchère. Les yeux écarquillés, je regarde Neil Young se tordre sur scène (c'est lui, le vieux ?), les oreilles nettoyées par les vagues salvatrices de sa Old Black, la complicité du groupe sur scène, les paroles qui écorchent puis qui calment, ok, ca y est, je sais ce que c'est, pour de vrai. De retour à Lyon, j'achète mon billet pour Vienne. Je suis au pied de la scène, Neil fait la gueule, pas grave, la fin du concert est géniale. Depuis, moi aussi, je hais Greensleeves.
    FEDDY (Lyon) [haut de page]


    PAOLO :
    Bien, je suis tombè dans la neilitde, comment Alain dit, non plus tard que l'annee derniere...j'ai acheté "harvest" and ça à ete une revelation pour moi... Depuis, j'ai commence' a chercher beaucoup des choses sur neil, j'ai achete' des autres Cds, j'ai achete des livres aussi, je suis allè à voir un concert à Lucca (je suis italien) à Julliet. Enfin, j'ai trouvè la Rustlist, j'ai connu les trees, j'ai quelque bootleg, and ajourd'hui j'ai trouvè aussi ce group en français...pur moi c'est vraiment epatant!
    Paolo [haut de page]


    JP DANGERBIRD :
    Pas évident de parler de débuts, cela fait longtemps..
    Alors que j'en étais aux Stones et autres Beatles, je me suis fait offrir Four Way Street pour un Noël ( je ne sais plus l'année ). Bien sûr j'ai adoré, c'était formidable, ce disque acoustique avec une dizaine de morceaux, et l'électrique qui n'en comptait que 6 ! En particulier les morceaux de Crosby et de Young ! Ensuite, j'ai acheté les autres, j'ai même eu un temps le 45 tours de Woodstock ( il a disparu, il doit valoir une petite fortune aujourd'hui ) Everybody Knows.. pour Neil et le premier Crosby restent des disques que j'adore toujours, mais autant Neil s'est renouvelé et a sorti des tas de disques super, Crosby après la grande époque avec les gens de l'Airplane est vraiment devenu nul : commercial et rasoir ( la drogue ? ). Mais c'est vrai que CPR a fait un très beau disque.. Pour Neil, j'aime surtout ces fabuleuses parties de guitare, la voix, bien sûr, et ces morceaux qui sont souvent tellement beaux : Cortez, Down By The River, The Needle.. et Don't Be Denied que j'avais oublié dans mon top 5..Les chansons acoustiques aussi, ces compositions à la fois simples et géniales !
    Il y a quand même 3 choses que je déteste :Old Ways ( et ces trucs un peu trop country ), There's A World ( et le grand orchestre lourdingue ) et le refrain de Like A Hurricane ( bêêêrk )
    J'ai vu Neil une fois, en 93; j'avais un billet pour le voir en 97 en Belgique, mais il s'est coupé un doigt en préparant un sandwich ( c'est pour cela que je pense que les stars devraient avoir des tas de domestiques..)
    Voila j'espère ne pas avoi été trop rasoir, mais après tout on m'a forcé..
    JP Dangerbird
    PS C'est vrai que c'est bien aussi Winterlong ! [haut de page]


    Pirlouit, Ze Deep Forbidden Mec :
    En '79, je me suis acheté une guitare, et je grattais (disons j'essayais de gratter) dans ma chambre, à l'armée. J'étais en Allemagne, et fan de Lennon+Beatles.Je m'intéressais à la musique et à la caserne, il y avait un point de vente de disques, livres, etc.., (vendus hors-taxes). J'y passais de longs moments (je connaissais de nombreux artistes, et les pochettes de leurs 33t). J'apprenais à gratter ma guitare à partir d'un petit bouquin qui reprenait une sélection de morceaux dont "Ze Nîîîdel End Ze Damadge Done" d'un certain Neil Young qui me semblait ardu à jouer, mais je ne suis pas attardé dessus. Je n'ai pas acheté de 33t de cet auteur dont je ne savais pas jouer le morceau repris dans mon petit bouquin.
    De retour dans le civil, je me rendais chaque samedi matin à la médiathèque, et je me suis décidé à emprunter "Harvest" pour enfin écouter ce fameux "Needle And Damage Done". J'ai été scié, époustoufflé, ébailli, émerveillé, etc.. devant cet album. J'ai aussitôt emprunté "Zuma", "Tonight The Night", Comes a Time" "Rust Never Sleeps" "Everybody Know..", "American Stars ans Bars", "JTTP", etc.. Je les ai ensuite achetés. Je me suis tourné vers CSN&Y, mais les morceaux que je préférais étaient "Y" A l'époque sont sortis "Hank & Doves", "Re-ac-tor" et "Trans" qui ne m'ont pas accroché. En '85 j'ai eu une copine qui aimait Neil Young, j'ai resorti mes 33t et j'ai replongé dans l'oeuvre du Neiler, et cette fois tête baissée. Depuis les "Buffalo Springfield", jusqu'à notre époque. J'ai suivi tout ce qui se faisait, jusqu'à présent. J'ai acheté de nombreux pirates, et j'ai lu deux bibliographies dont celle de son père. Grâce à l'internet, je peux me régaler et en apprendre encore plus. J'ai des périodes où je n'écoute que LUI, et puis, saturé, je laisse mes CD et 33t au repos (j'écoute autre chose),jusqu'à ce que cela me reprenne. C'est cyclique.
    Voila, comment j'en suis arrivé aux Gens Ordinaires. J'ai revendu depuis belle lurette ma guitare (je préfère écouter un bon guitariste que de faire n'importe quoi), il y a 11 ans que j'ai perdu de vue cette copine qui aimai NY, et il y a 21 ans que ce foutu "Needle and Damage Done" m'a interpellé. Je suis toujours fan de ce sacré canadien, depuis mon petit coin de Belgique.
    Pirlouit (Belgique) [haut de page]


    Bregt Depreeuw aka The Belgian Bad Boy of Rock :
    Voilà, c'est vrai... Le Neil-Virus, c'est quelque chose de génétique.
    C'est surtout ma mère qui aime Neil. Quand j'avais 12 ans, j'ai souvent 'joué' avec ses LP's. C'est comme ça que j'ai rencontré les LP's de Neil dans sa collection. Je pense que le premier album que j'ai ecouté était Rust Never Sleeps ou Live Rust!
    Quand je commençais à collectioner des cd's, je voulais bien sûr aussi avoir un album 'Neil' dans ma collection! Decade était mon premier choix et après j'ai acheté Lucky Thirteen.
    En 1996 j'ai vu Neil pour la première fois avec Crazy Horse à Torhout (La Belgique). C'était super-hyper-mega-cool (ouch!)...
    Keep on Rockin'
    Bregt Depreeuw aka The Belgian Bad Boy of Rock] [haut de page]


    ABOUGLOUBA :
    Ma qué, débuts ? psyttt citron ? 15 balais en 70, découverte Buf Spr, Mannasas, Djà Vu, Harv un peu plus tard,..., et je sais plus. Coup de foudre pour le Lonair. Petit groupe "The Chrome Kamloops Blues Band", de renommée Malak'-Vanvéenne, c'est tout dire, DBTR & CGITS à donfe et + surement à ièche, m'enfin... Hibernation prolongée de 81 à 96 avec un suivi plus que lointain. Fin de galère en 98, come back frileux mais fièvreux. Découverte de RustList puis des gogos ya pas longtemps, je parcourt tous ces messages et je m'interroge quand même un chouïa de cet engouement. Voilà en gros, pour les détails c'est plutôt chiant à extirper. Je cherche partout JTTP en CD, j'ai le vinyl mais il est plus audible, surtout Words, et ça me fout les boules
    Abouglouba (le "sylvain" avec adresse .fr) [haut de page]


    JEAN-MARIE :
    Mes début avec Neil jeunesse en première au lycée vers 1986-1987 avec Harvest et after the gold rush qui bénéficiaient d'une bonne critique dans un récapitulatifs des disques des vingts dernières années. Mais, comme je fais le reste, je n'ai écouté que d'une oreille. (ça n'a pas été le coup de foudre, je préférai ACDC, PPI (pervers polymorphes inorganisés ex ludwig), Trust, Queen, les bérus, the Clash les pogues etc....) Ensuite avec des potes en haute loire, j'ai continué à écouter Neil Young, sweet smoke l'ambiance s'y prétait bien. (On est une bande de jeune on s'éclate ) et puis sur le chemin sur le plateau du Puy à langogne on se mettait en condition psychologiquement. Ensuite j'ai acheté Freedom, et l'album un peu plus trache avec les sons de guitare très graves m'a bien plus et après se sont les concerts Arc Weld et plus spécialement la chanson like a Hurricane ( mais dans mon organisation légendère j'ai paumé le disque). En parallèle j'ai découvert plein d'autres truc de plus en plus alternarif et d'autres comme Warsaw, (ex : Joy division), suicide (martin reve et alan vega), mission, christian death etc... Enfin le départ à Marseille avec quelques cassettes de Neil Jeunesse et la découverte de la zique version marseille. Les petits concerts à la maison Hantée le centre mirabeau et la MJC la corderie, les petits festivals. Marseille quoi. Bon je m'écarte un peu de Neil jeunesse, revenons y un peu. Je saute quelques années et rencontre de hervé et Yotha, quelques rigolades au collège les Vernes à Givors quelques prise de bec avec des réac, a bien maré hier soar à jouer au baby et écouter neil jeunesse... Et puis on est tous allé au concert à Vienne avec Mirka aussi, bien rigolé bonne ambiance let's get loud!!! bref le concert de chez concert. Et puis et puis un jour j'ai fini par acheté un ordinateur et puis, et puis et puis j'ai trouvé la prise pour le brancher et le bouton pour l'allumer (sans m'énerver) et puis et puis et puis et puis je mais inscrit et voilaaa.]

    JeanMarie (Torcy, région parisienne)
    qui nous précise encore :
    Je suis né le 16/09/71 je suis marié et j'ai un enfant.
    J'habite à champs sur marne près de chez mickey (comme ça sa me rappelle l'amérique et neil jeunesse à propos de surnom tu pourras m'appeler Le jeu des mille francs rapport à lucien jeunesse ou lucien enfin comme tu veux le ridicule ne tue pas)
    Je vais bientôt déménager à torcy à coté de champs sur marne a ce propos toujours pour mon cv je travaille à champs sur marne dans le bâtiment. Voila faut-il ajouter quelque chose? musique passe temps lecture et autre pour les lectures en ce moment c'est plutôt San antonio et en musique Rachid TAha, les béruriers noirs, les Fabulous troubadours, bref rock alternatif et raïl alternatif  [haut de page]


    BOBBY :
    Voilà, j'habite Les Herbiers en Vendée. Le nom est facile puisque je l'ai repris dans mon adresse Email. Donc c'est Robert DROIN. Mes amis m'appellent Bobby. Sinon cela fait un moment que je suis tombé dans la musique et avec Neil Young en particulier. pour Neil tout est venu du frère d'un copain qui avait acheté HARVEST. Rien que la pochette, je te dis pas. Super carton et puis ensuite la musique. Tous les morceaux sont fantastiques. J'ai été en particulier scotché par l'intro de Alabama, que même Steve HOWE, fabuleux guitariste de YES, se demandait comment on pouvait faire cela. je me demande encore comment j'étais passé sur les précédents. J'étais dans un trip fou avec Johnny WINTER et Rory GALLAGHER. Le gars avait aussi Four Way Street de CSN&Y. Tout cela pour dire que je n'ai plus 15 ans mais 45. a priori je ne suis pas le seul. Depuis j'achète toujours les disques du Loner. Oh j'ai bien été désemparé quand il a sorti TRANS mais le concert que j'ai vu à l'époque était formidable. Il y avait même le bassiste de MOBY GRAPE. Il s'est repris par la suite. Autre moment de flou avec l'arrivée des disques Everybody's Rockin' et Landing on Water. mais bon depuis 1989, il n'y a pas eu un disque mauvais et surtout beaucoup de géniaux. Tout cela m'a emmené vers la musique West Coast mais aussi vers Led Zeppelin, The Who. Je suis assez éclectique et essaie de trouver des nouveaux groupes. Par exemple j'adore KAT ONOMA, Neil CASAL et surtout Gov' MULE. Je collectionne les disques vynils et Cd et les revues de musique. A ce sujet, je conseille COMPACT pour sa richesse concernant les chroniques des sorties et le nouveau CROSSROADS, qui permet d'avoir des articles un peu plus fouillés sur des groupes de vieux cons comme moi. Difficile de donner des disques préférés. Aujourd'hui, en spontanée, je dirais, OTB, EKTHNW, Weld, Sleeping with Angels, Harvest, Zuma, YOTH (Live).
    Amicalement
    Bobby. [haut de page]


    THE MINER :
    En fait durant mon enfance, j'ai dû entendre plusieurs fois Neil Young, mais sans y prêter attention. En effet, mon père est un fou de musique depuis son adolescence (Il a maintenant 53 ans) et depuis qu'il a découvert Neil Young, il est resté accro Mais moi, je ne supportais pas ce que mon "vieux" écoutait. Les Who, Les stones, Led Zep ceci jusqu'à Nirvana, Je prenais ça pour de la musique de fou !!! (Ce qui est peut être vrai, mais à cette époque je n'étais pas fou). D'ailleurs je n'aimais pas la musique, RIEN! Puis, un jour mon frère écoutais une cassette avec différents trucs dessus dont deux de mes groupes initiateurs: Sonic Youth et surtout Dinosaur jr . Depuis, la musique ne m'a plus laché. J'ai découvert d'autres groupes comme les Smashing Pumpkins... Puis, en 1995 dans un pub de Portree, petite ville Ecossaise, mon père et moi sommes restés bouche bée... Alive de Pearl Jam au Juke Box. Puis mon père savait que ce groupe avait fait Mirrorball avec Neil Young. De là, il me fait écouter la version Weld de Like a Hurricane. Mais c'est bientôt tout le disque qui est passé en boucle. C'est donc le Neil Electrique qui m'a frappé tout d'abord. Mais très vite je me suis mis à écouter les disques chronologiquement, (mon père ayant pratiquement tous les disques réapparut en CD) A chaque fois je suis resté émerveillé. Puis j'ai fais pression pere pour qu'il achète les CDs manquants (Freedom-Life-Sleeps with Angels...) et tous les Buffalo Springfield. Ce que je trouve marrant, c'est que les premiers trucs que j'ai écouté (Dino jr, Sonic youth, pumpkins) ont tous avoue avoir été influencé par Neil. Et moi de même depuis que je me suis mis à la guitare et à l'Harmonica. Bonne nuit.
    Brian, Pruvost  (Lille)
    It's Over  [haut de page]


    JEAN-MI :
    Enfin, mes Neil's débuts, encouragé par ceux de Jerry qui a été + rapide sur ce coup là....
    18 ans avant la naissance de Sof..... (Ben oui !... il faut suivre...) J'ai découvert la vie, le bocage, le soleil et la pluie et la musique . Les rares disques (qui n'étaient hélas pas des disques rares.) qu'ils y avaient à la maison passaient déjà en boucle: du classique, deux ou trois 45 tours de philippe Clay : « J'suis un noyé assassiné par un gars qu'en voulait à mon porte-monnaie... » et quelques chansons enfantines traditionnelles.... Bien-sur il y avait la radio, les chansons anglaises avaient un peu droit de cité sur les stations officielles au travers des Hits : "The Letter" des Box top, "A whiter shade of pale" de Procol Harum, "Fire" d'arthur Brown, "All right now" de Free.. et c'est que j'ai acheté mon premier 45 tours: un Bee Gees : "Holidays".
    Et puis je me suis mis à la guitare à l'époque où Cat Stevens cartonnait avec le hit « Lady d'Arbanville », alors j'ai acheté le « Mona Bone Jakon », ce fut mon premier « 33 tours ». Mon intérêt pour la musique anglo-saxonne tient dans ces quelques tubes.. Dans mon collège un groupe vient donner son premier concert : il joue des trucs d'enfer et surtout un morceau génial : Susie Q » du Credence.quel pied ! Alors je commence a enregistrer sur K7 quelques albums : le 1er Led Zep, un album de Spirit ...
    Et puis il y a ce mois d'août 70 aux Sables d'Olonne, en vacances, ou j'ai vu « Woodstock » le film : début de séance à minuit ! salle bondée, enfumée, enflammée, déjantée , tout le monde torse nu à cause de la chaleur et du fun, applaudissements et cris à la fin de chaque morceau. une ambiance comme si on y était... très grosse claque. Et là bien sur j'ai découvert les Who, Santana, Alvin Lee le guitariste fou du Ten Years After, et bien sur CSN.
    J'ai rapidement agrandi ma discothèque : Tommy des Who, le 1er Santana , le « get yer ya's ya out » des Stones et les autres vinrent peu à peu, Woostock bien-sûr, le premier CSN « super group », l' album solo de Stills ( avec Black Queen » quelle merveille ce blues !) l'album solo de Young et puis début 71 « 4 ways street » LA CLAQUE ! depuis je suis toujours resté fidèle au 4 même si j'ai toujours porté plus d'intérêt au dernier des 4.
    72 c'est le début des voyages en stop pour les concerts ou les manifs : fête de l'Huma (les Who, country Joe, les Jackson five !!!, Nitty gritty dirt band ..quel programme !), les manif du Larzac, les concert à Poitiers ou à Nantes : Who , Pink Floyd, Rory Gallagher , Magma , Amon duul ,Ange, Gong et tout ce qui tourne dans le coin ...
    Parallèlement je grattouille un peu la guitare et bien sur « Harvest » qui vient de sortir est épluché.. et dans le lycée avec deux potes guitares et bongos on joue quelques trucs devant une petite assemblée : « Locomotive breath » de Jethro Tull en unplugged !!!, bien sûr la moitié de Harvest, un ou deux Beatles « Here come the sun », les vieux Cat Stevens : ( en apparté pour un LGO : Souviens- toi Jerry avec Lapin et Loulou...).
    Un autre guitariste me fait découvrir les classiques du picking (c'est l'époque de Dadi et sa méthode, et aussi de Hamster Jovial dans Rock&Folk...) et je rentre peu à peu dans l'univers de la country, folk et blues, Nitty gritty, Commander Cody & his lost planet airmen., Hot tuna, toujours ponctué par les albums de Young qui arrivent : Time fades away, on the beach, tonight the night... je commence à collectionner les 45 tours, et les pirates (difficiles à trouver surtout en province..) j'ai une adresse ou j'ai récupéré trois young (un de 71 et 2 de 73), un crosby & nash « a very stormy evening », et CSN&Y (le boot de Big sur) et des vieux 45 tours du Buffalo !!! ...on annonce la reformation de CSN&Y , mais le concert à Wembley est trop loin, trop cher... Alors je récupère la bande du concert par petite annonce.. le son est moyen mais on s'en fou, on écoute Hawaian sunrise , Star of bethlehem et Traces.En plus la fille qui m'a envoyer la bande me propose de m'envoyer par la poste tout ces boots de Young et CSN&Y.la liste des LGO bien avant qu'elle n'existe : on était deux sur la liste !!! .. j'ai encore les bandes et les photos des pochettes ...une mine d'or..pour l'époque !! , je ne me souviens plus de son nom , elle habitait Auxerre , je l'embrasse..pour ce merveilleux cadeaux plein de confiance qu'elle m'avait fait à l'époque.elle aurait fait une super LGO !!! A l'époque en enregistrant les bootlegs sur bandes, je rêvais de pouvoir les masteriser plus tard avec du super matos qui redonnerait au son « audience B- » une qualité digne des vinyls de l'époque.. Je ne me doutais pas à l'époque que l'informatique arrivait à grand pas, et ferait des miracles .. Et surtout qu'internet pourrait m'offrir la possibilité de découvrir tout les bootlegs du MONDE.. !!!
    74 : Un autre fête de l'huma ou Chuck Berry et Jerry Lee Lewis se font des courbettes pendant 3 heures pour savoir qui passera le premier sur scène, et puis quand ils ont enfin décidé de jouer à tour de rôle deux morceaux chacun, les « motards de la bastille » font face au public debout, histoire de provoquer un peu les rockers tranquillement assis devant la scène : alors les bouteilles en verre volent partout..résultat concert annulé et balai d'ambulance (blues) toute la soirée..dommage..je crois que c'est cet événement qui a vu les cannettes en verre remplacées par les boites et les plastiques dans les manifestations publiques. ?
    75 ; concert au Royal Albert Hall de Londres(salle mythique !) ce soir là il y avait « Tangerine dream » (çà plane pour moi !!!)
    76 : Neil Young viens en France !!!j'y serais !!!!
    Hélas les billets se vendent trop vite et les petits provinciaux sont trop loin et pas assez rapides. Je monte en stop avec un pote en nous disant que peut être le soir on trouvera des billets ? .En fait on a trouvé les chiens du service d'ordre de Coski-Cauchois Prod. qui nous courent après pour faire évacuer les centaines de fans qui sont comme nous à la porte !!! ...DOMMAGE .je ne verrais pas Young cette fois...Mais je l'entendrais !!!
    Je passe une annonce dans Rock & Folk et je récupère la bande du concert...j'avais vraiment la haine quand je l'ai écoutée.sachant que j'étais juste là.. Enfin à 200 mètres..et dehors..avec les crocs des chiens aux fesses..Bad trip !!
    Enfin, maintenant ceux qui étaient pas né peuvent l'écouter aussi le concert de Young aux abattoirs « Too much french wine ». !!!!
    La même année je n'ai pas raté le concert des Stones au même endroit !!!!it's only rock and roll ...but I like it !!!
    76-80 je sonorise en loisir un groupe « Grand-Lieu » qui joue des reprise de country rock : Buffalo springfield, poco, Loggins et Messina, CSN&Y, Doobie Bros, etc ..toujours les même refrain, on jouait même une version de Helpless version raggae !!!!
    En 82 Young devait joué à Nantes .. Et puis le concert a été annulé.et j'ai raté Quimper.
    Et puis j'avoue que j'ai un peu décroché concert (boulot, famille ..)
    J'ai vu les 3 autres CSN lors de leur concert miteux à l'hippodrome en 82 je pense ?
    Heureusement qu'ils se sont un peu rattrapé depuis (cf la video officielle ) même si il n'y a pas beaucoup de nouveauté...
    Et ne lisant pas trop l'actu musicale je suis passé à coté des tournées européennes 89,92,96..(c'est à cette époque que j'ai du foutre à la poubelle tout les Rock&Folk, Extra et Best gardé depuis tant d'année..Dommage, je regrette maintenant. heureusement j'ai retrouvé avec plaisir quelques articles sur le site de Ray Moon...)
    Jusqu'à ce 1er mai 2001 ou en lisant par hasard Ouest-France je suis tombé sur un mini article en dernière page annonçant Bercy...Coup de fil à un pote angevin ( Merci Jerry pour les places , c'est à toi que j'aurais du demander en 76.), qui a vu déjà Young à Quimper en 82, et Hop nous voilà fonçant vers la capitale pour l'événement...La suite vous connaissez... la découverte des LGO en cherchant un enregistrement du concert de Bercy.presque comme en 76 ...et pis voilà !!!!! Voilà vous savez tout ou presque..
    Je n'ai pas vraiment d'album préféré ..Je l'aime unplugged, mais aussi en plugged..çà dépend des jours , du temps, de l'humeur, de l'ambiance, de l'heure, de la couleur du ciel, du temps qui passe...Je l'aime bien avec les Harvesters, c'est mon coté country, avec le CH c'est mon coté Stones, avec les Blue Note c'est mon coté blues..
    J'aime sa manière de jouer de la guitare, pas académique du tout, acoustique ou électrique. c'est toujours frais, jamais copié sur la dernière fois, toujours nouveau, toujours vivant. J'aime son ambiguïté, son doute, sa dualité, il pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses , les choses ne sont jamais figées..comme une recherche perpétuelle..
    Cà donne envie de vivre, quand tu l'entends, il te dit , « bouge toi le cul ! », et tu le bouges , parce que tu sais bien au fond de toi que lui aussi il se le bouge, qu'il ne reste pas les 2 pieds dans le même sabot à regarder les trains qui passent, ils les prends. !
    J'aime le Blues acoustique Keb Mo, John Mayall, Jorma Kaukonen (guitariste de l'ex Airplane et Hot Tuna) , Clapton, les classiques, Robert Johnson, Lightnin' Hopkins, Sonny Terry
    J'aime le country rock californien et le rock : Doobie Brothers, Allman bros, les Stones, les Who.
    Enfin mes goûts changent, passent, reviennent, s'enfuient eux-aussi...mais depuis 30 ans déjà je reste fidèle à Neil Young.
    Mais ce que je préfère dans tout çà , c'est le son Live, je crois d'ailleurs que dans ma discothèque, il doit y avoir plus d'albums live officiels que de studio...
    Jean-Michel Grellier (Vendée) [haut de page]


    Jerry :
    Le "groupe" m'avait été indiqué par mon vieux pote Jean-Michel( vous savez l'homme de Paris 76) juste après le Bercy;et comme la demande de neils débuts est grande je profite de cette occasion pour sortir du bois.
    Apparemment je suis dans le pannel j'ai 46 ans mon premier disque de young c'est 73 et c'est Harvest et c'est une copine qui me faisait les yeux doux qui me l'a offert et je l'ai toujours : le disque pas la copine.Mais Young -avec C,S & N-c'est en 1969 que je l'ai entendu pour la première fois (une émission le soir sur RTL ou Europe de Jean-Bernard Hebey que j'écoutais au transistor sous les draps avec un minuscule écouteur le top!!!) c'était juste avant Woodstock et là mes oreilles m'en sont tombées des bras - çà continue toujours et ne me demandez pas pourquoi ? je n'en sais rien et je m'en tape.Faut toujours faire confiance à ses oreilles-c'est çà que j'dis toujours ...
    Trève de plaisanterie je suis un fan de musique-de beaucoup de musiques :la liste de mes Vynils est assez éclectique - J'attends avec impatience le passage du Père Noël qui va m'apporter comme j'ai été sage,un Graveur ;je vais pouvoir mettre toute la collection sur Cd(avec un petit nettoyage à la clé) .
    Jerry [haut de page]


    Jean-Pierre :
    Comme mon pote Philippe Dumas, je suis des Côtes d’Armor. J’ai 46 ans.
    1972 -"I was lying in a burned out basement ..." De ma chambre au sous-sol je peux voir le ciel et la lumière du soleil qui traverse un rideau d'arbres ; plus loin, il ya la mer ; mais allongé sur mon lit dans le sombre de la pièce j'entends juste cette voix cristalline que je découvre depuis la veille." I was thinking about what a friend had said I was hoping it was a lie ..." Je ne sais plus pourquoi j'ai acheté cet album. Un article dans Best ou R&F ? Une intuition ? Je sais que la pochette y est pour beaucoup, avec cette silhouette sombre qui passe dans une rue grise et les lettres dorées "After The Gold Rush" ; je m'identifie immédiatement à ce personnage en noir et gris, passager solitaire d'une ville d'après la ruée vers l'or, et j'écoute avec une distance mélancolique cette chanson qui reste une de mes préférées. "Look at Mother Nature on the run in the Nineteen Seventies..." Et puis arrive l'Homme du Sud et son riff rageur, ses paroles qui claquent comme le fouet .." bullwhips cracking How long How Long ? ..." C'est curieux la mémoire, je sens encore ce frisson, ce sentiment de solitude intérieure qui se cristallise et se brise dans les notes claires de l'harmonica et de la voix de Neil.
    Après la ruée vers l'or je garderai cet album, le premier que j'ai écouté ; les autres suivront, avec une redécouverte permanente. Harvest le lumineux, Zuma & son Cortez, cortège d'arpèges élecrtriques... Les années 80 ne seront pas vraiment des années Neil et je refais mes Neil débuts de temps en temps en (re)découvrant une chanson ou, plus tard, une énième version d'Helpless, chanson fétiche " There is a town in North of Ontario " ; c'est la chanson des Neil Débuts 2ème période, avec l'arrivée des CD, et tout ce qu'il FAUT racheter parce qu'on ne peu décemment pas continuer à faire gratter le diamant sur le vinyl déjà bien entamé. Mais c'est déjà une autre histoire ... D'autres Neil Débuts avec les Gens Ordinaires et la découverte de nouveaux trésors ... de nouveaux filons d'or pur. L'émotion intacte ; After the Gold Rush ...Rock n' Roll will never die
    Jean-Pierre Lucas ( Côtes d’Armor) [haut de page]


     SOPHIE :
    Alors ma petite presentation: j'habite en seine et marne où je suis née il y'a bientot 28 hivers. Je suis au chomedu en ce moment (je depense les sous de mon ancien boulot dans une boite d'informatik! mdr), c'est pour ça que je peux prendre le temps de papoter a droite a gauche !
    Mes neil debuts :
    Personnellement j'ai donc découvert Neil (que je ne connaissais que de nom) par les reprises de quelques unes de ses chansons par les Indigo girls, j'ai donc décidé à un moment d'aller à la source et ... je suis un peu tombée sur un os... j'avais du mal à avaler sa voix si particulière; j'ai donc lachement abandonné l'affaire (apres pourtant beaucoup de tentatives)...
    Jusqu'a ce que ma route croise celle d'une personne à qui je serais éternellement reconnaissante de m'avoir convaincue de me remettre sur le chemin de la découverte...Et qui m'a apporté Weld et Harverst Moon un week end ou j'etais enfin prete a vraiment l'ecouter... Je me suis donc mise a emprunter quelques disques a la médiathèque, puis a en acheter ... beaucoup !!.. (enfin y'en a des pas achetés dans le lot je dois avouer!!) j'ai tous les albums de chez reprise sauf 3, 5 des missing 6, des videos et des shows... Donc mon sang n'a fait qu'un tour, le jour ou j'ai vu que Neil passait a paris !! Le reve! ..enfin c'etait tellement un reve que j'ai eu un peu peur d'etre deçue comme je l'ai deja dis... mais il n'en a rien été heureusment! Donc maintenant, je farfouille a droite a gauche pour trouver differents shows en cd pour compenser un peu tout ce que j'ai perdu ces années en l'ignorant. Voili !!!
    Sof (Seine Et Marne) [haut de page]


    ADRIAN :
    je m appelle adrian barrajon, je suis d origine espagnole j'habite lille (marcq en baroeul tres exactement, je dis ca parce que ya quand meme quelqu un de lambersart dans le groupe)
    comment s est deroule mon enneilisation ? ben qd j etais petit, vers 10-12 ans (maintenant j en ai 15), j ai vu mon frere ecouter un truc ds son walkman sur ma terasse. je lui ai demande de me faire ecouter, il m a dit "ca va pas te plère c est du "nil yeung" (c est ce que j ai entendu en tout cas)". Eh ben pas du tout, ca m a plu, et c etait tonight's the night. alors je lui ai pique le cd, et j ai commence a ecouter.
    jusque la c etait pas mon chanteur prefere, il faisait juste partie des 4 que j ecoutais tout le temps : bob dylan, led zep, townes van zandt et neil young. alors un jour que je me balladais sur neilyoung.com, j ai vu que le loner passait en europe (eurotour 01). je me suis dis, tiens ! si j y allais ? 3 heures avant le concert de Gand, j ai telephone ma belle soeur parce qu elle avait son permis... et j ai file vers Gand. tout la bas etait la pour m encourager. je faisais la queue pour avoir mon ticket qd soudain, la caisse a affiche un insultant, insolent, horrible, infame, horripilant "sold out". j etais vachement pas content. mais ya une madame qui est arrive en courant vers moi et qui m a tendu un morceau de papier. je croyais que c etait un prospectus et je l ai pris dans ma detresse. alors je me suis rendu compte que c etait une entree. fort de mon acquisition je suis passe devant les gorilles du services d ordre qui m ont laisse rentre. ma belle-soeur (qui avait eu la bonne idee d acheter ses tickets en derniere minute sur le web) m a suivi et on s est retrouves au flanders expo. j ai trouve ca vraiment tres grand et plutot vide pour le moment. au bout yavait la scene avec quelques gars assis devant. on s est installe a 2 metres de la scene, et le concert s est deroule comme ca.
    genial ! le meilleur (et le seul) concert que j aie jamais vu ! le probleme c est qu a l epoque, je connaissais pas bcp de chansons de neil, et je criais comme un con en levant la main "gne na na !" pour suivre le public. je me suis rendu compte apres qu ils gueulaient "piece of crap !"... sinon pour moi "hey hey my my" ca voulait rien dire... ma plus grande deception pour le concert la voici : a la fin neil a quitte la scene en laissant sa bouteille evian © sur son piano. alors que le public partait, je suis alle vers les gars de la secu pour leur demande la bouteille entamee... vous vous rendez compte ? pleine de la sainte bave de neil young ! (nan je rigole qd meme :)) les gorilles me l ont refuse, alors qu en plus ca leur coutait rien.
    maintenant je suis veritablement fan et j ai meme pense a monter un groupe d autres fans comme moi, mais j ai trouve personne de mon age qui aimait de la bonne musique. j ai toujours le projet en tete : un cd de reprises de neil dont les benefices seront reverses a la bridge school (en plus je vais devoir envoyer un mail a mme Pegi Young que j'ai deja inscrit sur mon carnet d adresse :)) [haut de page]


    PHIL CROSBY :
    Le début des années 70... le collège... Aussi loin que je me souvienne, ces années sont bercées des mélodies de "Papy"Young. Les Moody Blues, Ten Years After, Les Stones, Creedence, Zeppelin, M. Le Forestier, Brassens... certes oui, mais surtout, toujours et encore, Neil Young. Quand je me rappelle ma chambre de collégien, je revois le poster (tiré de Best ou d'Extra, je ne sais plus), du Loner assis près d'un verre d'un liquide indéterminé couleur jus de pamplemousse. C'est l'époque de mes premières notes de guitare : Alabama, Needle & the Damage Done, Harvest, Words, Cowgirl in the Sand...
    Le lycée ensuite, toujours pareil. Les longues après-midi chez les copains qui avaient un peu de matos(éelctrique, basse, batterie...) et un local. On jouait Cortez the Killer pendant des heures en fumant de l'herbe qui rend nigaud... Un jour, en vacances en Autriche, je suis rentré dans un magasin de disques en me disant:"Je suis à Vienne", c'est l'occasion ou jamais de m'offrir mon premier disque "classique"... Quelques minutes plus tard, je ressortais avec mon premier enregistrement "pirate", Live at Roman Colosseum... Attention, je ne suis pas monomaniaque : je n'écoutais pas que Neil Young, je craquais aussi sur CSN sans Y : Cathedral.... quel bonheur...
    Et puis, bac en poche, au revoir Paris pour respirer un peu l'air de la mer et se "reraciner". Bonjour la Bretagne. Pas de changements de goûts musicaux : j'ai trouvé ici femme et amis qui partagent mes goûts ! En 1982, pas trop loin : Quimper, la grosse claque avec Like a Hurricane sur scène !!!! Et un peu de surprise avec Sample and Hold.... Et puis quand faut y aller, faut y aller : en 1989,un coup de train pour Paris, l'Elysée Montmartre.... acoustique, magique... A la même époque, je me modernise : Freedom sera le dernier de ma collec complète de 30 cm de Neil Young et aussi le premier de mes CDs ( j'ai bien sûr tous les suivants, plus presque tous les anciens disponibles rachetés, plus une quarantaine de CDs "non-officiels"). En 1993, le Zenith... ca déménageait ! En 1996, Bercy... aaaaahhhhh. En 2001, Bercy encore. THE Like a Hurricane. Et bon sang ne saurait mentir, mon fils de 17ans a voulu venir avec moi !!!! Conclusion du gamin après la première partie : "Oasis c'est de la merde". Un bon moment : le Naguy de la télé qui était installé pas loin de nous, après la pause, est re-rentré dans la salle en disant : "Bon, maintenant, de la musique !"... Bien, ce Naguy.
    Mes chansons préférées ??? Je dis "mes" parce que je ne saurais en trouver une seule... After the Goldrush ? Out on the Weekend? Like a Hurricane ? Cortez ? Touch The Night ? Ambulance Blues ? Helpless ? .... et plein d'autres....
    Mon album préféré ??? After the Goldrush ? Comes a Time ? On the beach ?
    Mon "live" préféré ??? Amsterdam 89 ? Philadelphia mars 92 ? San Francisco novembre 86 ? ???
    Electrique ou acoustique ???? Qu'importe, pourvu que ce soit bon ! Et ça l'est !!!!! Il y a des moments pour l'un et des moments pour l'autre. Il y a une chanson ou un arrangement pour chaque instant, chaque état d'esprit... Un Like a Hurricane électrique déjanté, un autre au pump organ, un autre à la guitare sèche? Cortez à la sèche !!!, .... On a l'impression de découvrir une nouvelle chanson avec des classiques !!!! Et Papy, on l'aime aussi pour ça !!!!
    Phil Crosby (Bretagne) [haut de page]


    The (Ré)Union Man :
    J'ai 46 ans .
    Mon premier disque de Neil Young a été ''Harvest'' acheté en 73 . Avant cela : Beatles , Stones , Creedence , Led Zeppelin , Chicago ( Ceux-là , vu la fin de leur parcours , je ne suis pas très fier de m'en être entiché ! ) . Beaucoup de 45 T , quelques 33 T , la province , les copains . rien d'original .
    J'ai usé ''Harvest'' jusqu'à la trame : c'était juste la musique et les paroles que j'avais envie d'entendre à cette époque : ''Out on the week-end' ' , ''Heart of gold'' , ''Are you ready .'' chansons pour mes peines de cour, mes rêves d'une vie loin de la ville et de ses tourments . Et puis , à l'intérieur de la pochette , on voyait Neil Young dans le reflet d'une poignée : des cheveux longs , un jean et une chemise à carreaux . c'était justement ma tenue quotidienne ( et celle de pas mal d'autres . ) .
    A partir de là , j'ai écouté tous ses disques et cherché les articles et les interviews le concernant ( J'étais devenu assez doué pour trouver son nom , même en petits caractères , dans les pages des magazines rock ! ) . J'ai aimé tous ces disques ( ou presque . ) , parfois avec un décalage . Je n'ai apprécié ''Tonight's the night'' et ''Ragged Glory'' qu'avec retard mais je les considère aujourd'hui comme deux de ses meilleurs disques ( Avec , disons , ''Rust never sleeps'' et After the gold rush'' . c'est le choix du moment ! ) . A l'exception d'un double C.D intitulé ''Old Gringo'' acheté en Andorre ! ) je ne connais que les disques officiels . Sur internet j'ai pu récupérer des tonnes de partitions du loner que je joue ( massacre ? ) dans la plus stricte intimité . Une timidité persistante met mon entourage à l'abri de démonstrations plus spectaculaires . Je n'ai vu N.Young qu'une seule fois en concert à Paris en mars 1976 ( ! ) . Débarquant pour l'occasion de mon Ouest profond j'ai été impressionné par la foule et le service d'ordre impitoyable . Fatigué par l'attente , je n'ai , de cet événement , que peu de souvenirs : une silhouette allongée quittant la guitare pour le piano , une bonne dose d'énergie dans la partie électrique , des gens ( pas très ordinaires ? ) au pied de la scène , la tête dans les baffles .et l'odeur des chaussettes de la personne qui m'avait hébergé pour la nuit ! Ici , perdu au milieu de l'océan Indien , il est plus raisonnable de ne compter que sur les cassettes vidéo . J'en ai 3 : Rust never sleeps , Unplugged et Weld ( ma préférée ) Mais qui sait ? Neil est tellement imprévisible et facétieux qu'il viendra peut-être jouer sur notre confetti : au Piton des Neiges ( 3069 m ) - jamais enneigé - notre point culminant ou lors du passage d'un ''hurricane'' Janvier -février ) ou , pourquoi pas , dans mon salon ( I'm a dreamin' man , yes that's my problem . ) .
    Patrice Charrier (Ile de la Réunion) [haut de page]


    ALAIN Balanche
    J'ai 35 ans et je suis vraiment tombé dans l'univers de Neil Young en 1980, à 15 ans. Le mercredi après-midi, François Diwo animait une émission télé, dont j'ai oublié le nom. Un jour, ils ont diffusé un extrait du film "LIVE RUST". Le son de Hey hey, My my m'a frappé tel un uppercut. Le samedi suivant je filais à la Fnac des Halles acheter RUST NEVER SLEEPS. Ca a été la révélation : le son, les textes et cette ambivalence folk-rock dur. J'ai ensuite enchaîné avec EKTN, puis avec LR qui est resté longtemps mon live de référence. Depuis ce jour de 80, la musique de Neil ne m'a plus quitté. Elle a accompagné mes instants de joie, de déprime, ma vie en somme. Plus que n'importe quel autre artiste elle m'atteint au plus profond de moi, je la ressens. Astrologiquement parlant je suis du même signe que Neil (scorpion) et j'apprécie beaucoup son côté destructeur en même temps que sa poésie désespérée (TTN, OTB). Récemment j'ai lu sur un forum les premières impressions de gens qui avaient écoutés S&G et beaucoup faisaient le parallèle avec Harvest, ce en quoi ils n'ont rien compris, et le trouvaient "fadasse". Pour ma part je crois que derrière la fausse simplicitédes chansons se cache une grande profondeur d'âme et de sensibilité qui n'apparaît qu'à la longue. C'est un album intime où l'on peut apercevoir un bout de l'âme de son auteur. Vivre sans sa musique me paraît impensable, j'en ai toujours avec moi ! Je crois que les vrais fans de Neil Young doivent avoir quelque chose en commun : un "spirit" ou le "far away look" ! Je vois que nombre d'entre vous ont fait un hit parade de leurs chansons préférées. Pour ma part il est impossible à faire, celà dépend de mon état d'esprit et donc je pioche selon dans ma discothèque. En ce moment ce serait plutôt YOTH et ce gros son qui tue (mes voisins ne sont pas toujours d'accord...) Voilà en ce qui concerne mon expérience et j'avoue me sentir moins seul depuis internet pour partager ma passion "yougienne". Par ailleurs mes goûts musicaux sont très 60-70 : Beatles, Stones,  Fleetwood Mac (Peter Green), Fairport Convention, Caravan, Mayall, Jefferson Airplane, Alman Brothers Band... and so on.
    Alain Balanche (région parisienne) [haut de page]


    NICO :
    Ca ne fait pas tres longtemps que j'ai decouvert Neil Young (vu que je n'ai que 19 ans, ca va de soit). Ca doit faire juste deux ans mais ca n'est que le debut d'une looooooooooooongue histoire d'amour! J'etais dans une periode où je me cherchais musicalement, j'etais un grand amateur des Pink Floyd mais cette passion commencait a s'epuiser (à l'image du groupe). J'avais des gouts musicaux assez proches de ceux d'un ami, Jean Marc le Babacool pour ne pas le cite, et on s'échangeait des albums et dans 99% des cas on aimait. Je savais qu'il ecoutait un peu Neil Young et je lui avait demande de me faire ecouter et il m'a prete.....Harvest bien sur. Malgre plusieurs écoutes, je n'avais pas vraiment reussi a accrocher. J'aimais beaucoup mais pas au point d'imaginer qu'il allait changer ma vie !

    Quelque jour apres, un samedi soir, j'allume tv, je met Arte et la je voie un concert avec juste un jeune garçon, la vingtaine, un impression de naivete et d'innocence comme j'amais je n'en avais vu ! Il alterne guitare, piano, harmonica et tout ca devant des milliers de personnes et avec une aisance incroyable ! J'etais sous le choc mais je ne savais pas encore qu'il s'agissait de Neil Young ! Je saute sur une cassette pour enregistrer ce concert. Le lendemain, j'ai du revoir le concert 5 ou 6 fois. "Oh to live on Sugar Mountain", j'ai encore l'imagine de Neil Young avec sa 12 cordes. Il s'agissait en fait de Rust Live. Tout a commence par ce concert magique. Depuis j'accumule ses albums. Il m'en manque encore pas mal (etudiant oblige) mais au contraire, c quelquechose qui me motive car il me reste encore la surprise de la premiere ecoute des quelques album de Neil Young que je ne connait toujours.

    Le probleme, c'est que mon entourage (sauf trop rares expcetions) est totalement etrangers a cet artiste et j'ai beau leur faire son eloge que rien y change et je me trouve un peu isole. Heureusement que le net est la pour donne un second souffle a ma passion !

    Depuis je me suis interresse a d'autres musiques en parallele et j'aime particulierement le folk des annees 60/70 (c'est grace a Neil Young que j'ecoute ca surement), c'est a dire Cohen, Simon and Garfunkel ou Bob Dylan. Mais j'ai encore quelques points d'attache aux annees 90 et j'adore tout particulierement le regrette Jeff Buckley, Nick Cave ou Tindersticks mais Neil Young reste et restera toujours loins devant eux !
    Nicolas (Bretagne) [haut de page]


    DOUBLE F (ex GET BACK ON IT) :
    En réalité, cela a été assez curieux. A cette époque (fin 73-début74, je ne me souviens pas de la date exacte), je n'étais quasiment pas branché rock (un peu de classique, beaucoup de Brassens et quelques autres). J'avais un copain qui était branché rock, mais plutot dans le style musique de boite de nuit. Il me faisait écouter certains de ses disques, mais bof... Et puis un jour, dans une de ses nombreuses tentatives, il m'en a mis ("un de plus" a été ma pensée à ce moment là). Et j'ai entendu la guitare, l'harmonica, puis cette voix étonnement fragile : je venais de commencer à écouter Out On The Week End et cela n'allait plus s'arréter. Au début, j'empruntais les disques dans un CE, puis dès que j'ai pu, j'ai acheté une chaine. Mon premier a été On The Beach, puis j'ai achété quasiment tous les anciens. Les années 70 ont été magiques. On ne peut pas en dire autant des 80's. Que de mauvais souvenirs entre 83 et 87. Trans : quand je l'ai acheté, seul "Little Thing" passait à la radio. J'ai écouté le reste dans un état proche de la catalepsie (et j'ai même reporté le disque chez le disquaire, quelle connerie ! je suis depuis revenu dessus et finalement je l'écoute assez souvent). Everybody's rocking : celui là, je n'ai jamais pu m'y faire, de même que landing on water. C'était d'autant plus pénible que dans ces années là, on pouvait difficilement se consoler en écoutant autre chose (bref les vieux disques tournaient à plein). Et puis il y a eu This Note's For You : le coup de génie : Neil is back et depuis, que de nouvelles émotions. A cela s'est ajouté la vidéo et les quelques concerts. C'était sans doute un peu long, mais c'est assez difficile de résumer. Que dire pour conclure : Electric Neil ou acoustic Neil ? il n'y a que les journalistes pour dire qu'il a deux publics inconciliables. Les deux sont aussi forts (Zuma passe aussi souvent que silver & gold). C'est quand on le voit sur scène que l'on comprend. Il fait corps avec son instrument, il est littéralement pris par sa musique. Il fait ce qu'il ressent (d'ou l'incompréhension des médias), mais quand on est en phase avec lui, on vit des instants vraiment magiques.
    FRANCOIS FISSON (Normandie) [haut de page]


    RAPHAEL (AManAlone) :
    En 1990 j'ai 17 ans, je me suis mis à la musique 4 ans avant et années 80 obligent je suis fan de Depeche Mode seul et unique groupe que j'écoute et dont je possède tout les disques encore en vinyl d'ailleur. je fais mes études dans un lycée d'Hénin-Beaumont dans le Pas De Calais, études en économie de construction. Cette année là aprés avoir obtenu mon brevet pour être animateur de colonie, je débute en juillet mon premier boulot de mono dans mon village, mon directeur 45 ans cheveux longs est un vrai hippie et ne jure que par les Rolling Stones et le Rock et joue de la guitare 24 h sur 24 . Il me file le Sticky Finger des Stones qui sera l'album qui va révolutioner ma vie. Avant de partir en vacances je me paye 6 cassettes des Stones vendues 39f à l'époque dans les bacs des soldes. Depuis je n'ai pas arrêté; les Stones m'ont conduit à Dylan car moi ce que je préfère c'est un homme seul avec sa guitare acoustique et son harmonica. Je commence à lire Rock'N'Folk et Best ( qui existait encore à cette époque ) et là dans quasiment chaque interview ou article il y a une référence à Dylan et au grand Neil, à force de lire les éloges d'Harvest qu'on me décrit comme un album acoustique genre bande d'amis autour d'un feu il va bien falloir que je me le fasse. Je viens d'entrer en terminale, l'hiver et là, je suis interne et le mercredi après midi je m'ennuie ferme en ce début décembre et je me ballade dans la grande surface du coin, un bacs à solde, Harvest de Neil Young 29 f, je l'embarque. Que dire, cet album ne va plus me quitter pendant 2 mois, il tourne sans cesse dans mon walkman, j'attends avec impatience les récréations pour pouvoir écouter deux ou trois titres seul dans mon coin parfois même l'attente est trop longue et j'écoute carrèment pendant les cours d'une seule oreillette. Cet album et tout ce que je suis, tout ce que je cherche, le son est chaud, les chansons merveilleuses, je me vois au find fond de l'Amérique sur des routes désertes, au fond d'un ranch poussièreux, je vois des chevaux sauvages, des rivières qui ondulent au milieu de larges prairies, des soirés entre potes devant un carton de Bud à refaire le monde. Cet album sera le déclic pour tout le reste je ne peus pas me contenter d'écouter ces cahnsons il me faut savoir les jouer, j'achète donc une guitar, et j'apprends seul dans ma chambre m'usant les doigts, ma mère qui sait remuer ciel et terre quand il le faut me trouve dans une brocante le songbook d'Harvest avec cet photo affreuse de Neil mais avec ces chansons inaltérables la suite vous vous en doutez une discographie quasi complète du Loner en cd  Mes albums préférés Harvest,Harvest Moon, Unplugged, Tonight The Night, Zuma, After The Goldrush, On The Beach, Sleep With Angel, Silver and Gold, Live Rust des Bootlegs, je n'en ai que 5 Collector's Heartland Last Train To Oakland ( tournée acoustic 99 World On String ( tournée acoustic 99 ) Farm Aid 5 à 7 ( compil ) Carnegie Hall 70 et j'attends d'un fan de Neil qui habite au Canada ( MoMo tu dois le connaître il est sur la dolores list Mathieu Belanger ) 2 live avec Pearl Jam et un live de 95 d'ailleurs si vous voulez faire de moi un vrai Rustie je recherche tout concert de la tournée acoustic 99 et autres années et tout concert de la tournée Zuma.
    Raphael [haut de page]


    J.M. THE OTHER ONE :
    Mes Neil's debut donc !

    C'est un peu difficile à remettre en ordre, mais le point de départ c'est un article d'un vieux Rock & Folk de 1972 intitulé "L'Etranger" et qui parlait d'un concert que Neil Young avait donné à Londres "Unplugged", et qui commençait à peu près comme ça :

    "Jamais la musique des mots ne remplacera celle des notes ..."

    On était en 1978 ou 1979 et ma discothèque ne comportait désespérément que 3 disques que j'écoutais en boucle et qui étaient chacun étroitement lié à des amis très proches (Wild Tales de Graham Nash - Sunfighter de Grace Slick - et le 3ème......je sais plus ?!). Je ne connaissais pas NY du tout, mais cet article m'a littéralement cloué sur place , un vrai coup de foudre ! Tout me plaisait : l'allure taciturne de NY (genre "Greta Garbo") et les paroles ! putain, les paroles ! C'était comme si on avait mis un miroir devant moi : : je lisais ce que l'adolescent de 15 ans,solitaire et romantique que j'étais n'arrivait pas à exprimer.

    Loosing End, The Loner, Journey Through The Past, Cowgirl in The Sand, Expecting to Fly...je connaissais déjà (en français) ces paroles par coeur.
    Paradoxalement, je n'ai pas cherché à écouter de disque de Neil Young immédiatement, cet article pour moi était à ce moment un produit fini, auto-suffisant, je craignais peut-être, aussi, une certaine désillusion.

    Quelques mois plus tard, je traversais les affres de mes premières grandes désillusions sentimentales (j'étais sensible, je vous dis !) et j'entends à la radio une voix ! putain quelle voix ! :
    Loosing you ...... Deep sea blues ..... Lost In Space ... !

    C'était la première fois que la musique des mots rejoignait celle des notes.
    Jean-Marie (Nice) [haut de page]


    XAVIER BATY :
    Mes Neil's debuts commencent en 96. Tard???
    Je n'ai que 20 ans!!!
    Mon frere a apporte Mirrorball et l'unplugged a la maison.
    Puis a achete Harvest et After the Goldrush
    et depuis je suis un fan (je possede 17 disques + 4 way street et looking forward et j'ai enregistre a la tv Rust et Weld)
    Electrique ou acoustique il est parfait.
    mes colocataires doivent depuis supporter guitare et harmonica (offert par papa avec une biographie) !!!
    Rock and roll will never die [haut de page]


    YOVOPAT :
    Raconter mes débuts avec Neil Young ,c'est faire un sacré bond en arrière.J'ai du le découvrir en 1971 ou 1972 grâce à ma soeur ainée qui avait acheté "Harvest" (celui avec la mention Grand Prix de l'Académie Charles Cros dessus).
    Sans l'écouter vraiment au départ ,deux chansons m'ont bien accroché :OUT ON THE WEEKEND et HARVEST dont j'ai tout de suite aimé le tempo lourd et balancé(c'est du moins comme celà que je le trouvais à l'époque).
    Par la suite j'ai délaissé Neil Young pour une période SIMON et GARFUNKEL assez longue.Mais je suis revenu progressivement à Neil Young par l'intermédiaire de CROSBY STILLS and NASH avec l'album Four way Street.Là c'est l'acoustique et les voix qui m'ont emballé et notamment COWGIRL IN THE SAND qui reste un de mes morceaux préférés de Neil.
    Les années qui suivirent m'ont toujours permis de garder les albums de Neil Young sur ma platine , notamment avec la BO d'un film peu connu en FRANCE : "Des fraises et du sang" (STRAWBERRY STATEMENT)qui retrace l'agitation des Campus Américains dans les années 1970 ;et qui pour l'essentiel était composée de chansons de CSN et de NY.
    J'ai surtout acheté pendant cette période tous les albums acoustiques :Comes a Time ,Rust Never Sleeps ,Old Ways et j'ai délaissé au fil du temps ceux qui s'éloignaient de l'esprit de mes débuts avec Neil :TRANS , THIS NOTE'S FOR YOU etc.
    En fait je ne serais jamais devenu un fan de NY,si il y a 6 ans je n'avais pas discuté de NY avec l'un de mes clients qui n'arretait pas de me raconter pourquoi il aimait tel ou tel morceau de NY.Ces discussions m'ont fait revenir vers Neil avec plus de profondeur , d'envie ,d'écoute.J'ai pris à la même époque mes premiers cours de guitare et découvert par hasard dans BEST ,l'existence de BOKEN ARROW ,le magazine de la NYAS.
    Cette concordance d'évènements m'a transformé en véritable Fan:collectionneur de ses disques,de ses concerts,interprète de ses chansons ( avec harmonica depuis deux ans) et correspondant sur le net aujourd'hui.
    Tout celà fait bien rire mes proches qui trouvent Neil Young un peu dépassé voire tout à fait inconnu.Pourtant ,moi j'y trouve toujours mon compte musicalement :des melodies ,la pureté de l'acoustique,des textes interessants et surtout des gens qui partagent cette passion dans le même état d'esprit:un peu excessifs dans leur plaisir,mais sincères et cools.
    Patrick  Dumas (Montauban) [haut de page]


    AXEL :
    "Please allow me to introduce myself I'm a man of wealth and taste I've been around for long long years" (Sympathy for the Devil -M.Jagger/K.Richards)
    Après avoir acheté le 1er CS&N certainement entendu chez JB Hébey, j'avais lu la chronique qu'en avait fait Ph.Paringaux dans R&F(encore et toujours). Je ne me rappelle plus des termes exacts mais il terminait par une phrase du genre : "le prochain sera encore meilleur car le trio sera rejoint par N.Young". Le texte intégral fut reproduit sur le LP "Déjà Vu" (pochette française horrible comparée à la magnifique pochette US) C'est vrai que ce fut une réussite l'apport de Neil + quelques comparses de la West Coast :Garcia notamment (RIP Jerry) Avant je m'étais procuré "Everybody " puis son 1er album solo. A partir de là j'ai toujours acheté ses albums dès leur sortie, même si je dois avouer que certains sont partis directement sur les étagères. Quant aux autres : les premiers Stills/Manassas encore un peu de CS&N et puis stop.
    PS:pour les Stones je m'en rappelle encore mieux : une bronchite en plein été, cloué au lit et (I can't get no) Satisfaction qui passait presque en boucle sur toutes les radios. [haut de page]


    BARON ROUGE :
    Mes Neil débuts ? C'était a peu prets en 1982 ou 83. Mon ami Titan était le premier mec de l'école d'avoir le permit *et* une voiture. C'était le modele OPEL B Kadett Caravan, un truc classique. Avec la voiture on a passé des nuits dans les forets a coté de mon village en écoutant de la musique, buvant de la bière Augustina ou du vin italien hyper bon-marché. Un nuit il a introduit une cassette et mit la musique a fond. Je m'ai dit "qu'est-ce que ce que ce bordel? Cette guitarre?" Bon, C'était LAH... avec ca, c'a commencé.
    Rainer (Allemagne + Toulouse) [haut de page]


    BUMBY :
    J’ai connu Neil à peu près en 1975. Je l’ai entendu la toute première fois avec Crosby-Still & Nash, et j’ai tout de suite trouvé ça sympa !
    Avec les copains on faisait pas mal de gigas-fiestas et on dormait " sur le tas " parce que c’était vraiment trop dur de repartir en pleine nuit (you see what I meen ? ?). Un des copains (qui d’ailleurs était du genre plutôt " meneur " dans nos fêtes, pas du genre à engendrer la mélancolie, était un fan de Neil … Dormant peu, il nous réveillait régulièrement au petit matin frileux. Pour que les levers des corps soient moins pénibles, on avait droit, à des réveils en douceur avec du Neil Young… C’était hyper-sympa comme façon de quitter les lymbes de notre sommeil. Ca aidait bien à nous tirer de notre somnolence, tout en pouvant continuer à rêver un peu en attendant d’être complètement conscient de l’endroit où on était.
    J’écoute aussi Bruce Springsteen, Lou Reed, Patti Smith etc… [haut de page]


    SUNNY INSIDE :
    Il y a un point commun entre mon histoire avec Neil et celle entre mon épouse et moi... C'est romantique, non ?
    Dans les deux cas, l'année de rencontre reste imprécise, cela remontant à l'enfance.
    Ayant un grand frère de 12 ans de plus que moi, et très "années 70", j'ai été très tôt bercé par Neil... et d'autres. Mes premiers souvenirs musicaux ? Vers 7 ou 8 ans, j'écoutais en boucle le groupe Yes ( je sais, pas grand chose à voir avec Neil), et très vite la personnalité et la sensibilité de Young m'ont captivé... Vers 11 ou 12 ans, je récupère l'électrophone de mon frère et je peux enfin m'acheter mes propres disques ! Je suis déjà contaminé par la musique de Neil puisque mes premières dépenses consistent à racheter quelques disques déjà cultes mais trop rayés (quand on 8 ans, les disque du grand frère souffrent !) : Zuma, Everybody knows... et The Loner.
    A partir de là, j'ai tout acheté en vinyl jusqu'à This Note's for you. Freedom était mon premier CD de Neil.
    Pour ce qui est des textes, dès la 6è et mes premiers cours d'anglais, j'ai essayé de traduire... Mais bon, malgré toute ma bonne volonté, ce n'est que bien plus tard que j'ai commencé à piger certaines choses. De toute façon, j'aime autant parfois me faire mon propre film sur une chanson.
    Christophe  Lourgouilloux (Guimgamp) [haut de page]


    ELWOOD :
    Vers 1974? EN Tunisie, où j'habitais, j'étais plutôt Beatles (et je le suis tjrs) et grâce à d'excellents profs (Dominique Piat, il mérite d'être nommé) j'ai découvert Dylan en seconde "with god on your sides", Simon and Garkfunkel "i'm a rock" et aussi Antonio Machado en espagnol " a a naranjo y a un limonero" (mais cela n'a pas de rapport), et puis de Dylan, le pas fut franchi vers Cohen et Neil Young grâce au cousin de mon meilleur copain (en cure de désintoxication au chaud soleil de la baie de la Marse). De Neil, ce fut d'abord, bien sûr, Harvest, assez facile d'accès, presque Pop et puis les précédents, un gros choc avec 4way streets et Every body knows...et "down by the River". Et puis je me suis mis à croire que je jouais de la guitare alors j'ai buyé les tomes 1 et 2 de Neil complete Music et aussi plus tard le ON The Beach, très beau avec des dessins psychédéliques, mais j'ai jamais dépassé une version acoustique "à ma façon" de Dont be Denied...
    J'ai même passé l'oral d'anglais en Terminale C avec 'the Needle and the Damage Done".
    Depuis, j'ai jamais cessé avec des hauts et des bas, mes périodes blues, heavy metal, Lou Reedienne, et surtout mes périodes expérimentales, rockabilly, techno.
    Ragged Glory et Sleep with Angel m'ont bien remit dans le bain, mais je touche plus ma gratte.
    Voilà.
    Jacques Lerognon (Villeneuve Loubet) [haut de page]


    EVELYNE :
    J’ai découvert Neil à la rentrée scolaire de 1975, avec mon frère d’un an de plus que moi, et complice de toujours. Cette année-là il est rentré de vacances d’été, et au lieu de ramener les traditionnels souvenirs en coquillages, il a tiré de son sac à dos une partition et des textes… Il a pris sa guitare (il se débrouillait déjà pas mal), et a joué « The needle and the damage done » : j’ai tout de suite flashé ! « Yaooo ! ! !Génial c’est qui ça ? J’oublierai pas ! » Il m’a ensuite demandé d’apprendre à la chanter… pas si facile… et puis je voulais comprendre : alors avec mes rudiments d’anglais et un dico j’ai réussi à peu près à traduire « the needle » et « old man » …
    Un jour j’ai trouvé « Harvest » chez un copain : je lui ai demandé de me le prêter, mais il tenait tout particulièrement à son disque, et voulait d’abord voir le matériel sur lequel je le passerai (c’est vrai que les vinyle étaient fragiles)… et puis il a accepté avec milles recommandations, mais tu parles que je ne tenais pas à lui abimer, je trouvais ça trop cool (mais il est possible qu’à force de l’écouter j’ai usé les sillons quand même).
    Après, j’ai dû lui rendre …en me promettant de réussir à me l’acheter (c’était pas si simple, parce que j’étais encore à l’école, et je n’avais pas beaucoup d’argent dans les poches), mais promesse tenue quelques mois plus tard… Et d’année en année, d’anniversaire en anniversaire j’ai eu « After the gold rush » « Everybody knows » « Zuma »… et tout le reste. Avec l’arrivée des CD j’ai refais ma collec’ et j’ai acheté aussi des plus récents ; mais je garde précieusement mes vieux vinyles… surtout « Harvest » parce qu’en plus du reste, la pochette est douce au toucher c’est cool non ?
    Ce qui me plait chez Neil c’est qu’on commence par ressentir ses messages au travers de ses intonnations, de ses mélodies, et on a toujours envie d’en savoir plus, de traduire de comprendre ce qui se passe au-dela des premières sensations. Il a la faculté de se balader dans nos rêves sans les déranger, juste pour déposer au cours de son chemin, ses notes et ses mots sur nos images multicolores. Magique non ? [haut de page]


    KEITH KILL THE MACHINE :
    J'ai été contaminé en 89 : jusque-là, j'étais plutôt Stones, et j'avais commencé à dévorer tous les magazines musicaux qui me passaient entre les doigts. Ainsi qu'un bouquin, l'Encyclopédie du Rock, que j'ai emprunté un paquet de fois à la bibliothèque. Avec tout ça, j'étais assez calé question "culture rock" (platonique uniquement, puisque je navais rien écouté de la plupart des groupes dont j'avais lu la bio - petit budget oblige) et, comme je passais mes soirées à écouter la radio (RTL de l'époque), j'ai gagné plusieurs fois des disques en répondant à des questions (ils avaient une saloperie de limite d'un mois entre chaque participation, qui m'obligeait à changer ma voix au téléphone. Et puis une fois, dans la liste des diques qu'ils proposaient, y'avait Harvest... Peu de temps après, j'ai écouté Freedom : deuxième bluff. Le coup suivant, ça été Weld, et surtout Arc (je l'ai cherché un moment cette triple éditionArc-Weld !). Avec ça, j'avais déjà une bonne base représentative du bonhomme.

    Après, mon frangin a acheté la compile Carry on CSNand Young- rien que du bon. Et puis, j'ai flasché sur TRANS !! J'ai collé pas mal de gens en leur faisant deviner qui c'était, mais la plupart ont été assi déçus quand ils ont compris que j'apréciais aussi réellement ce...enfin cette...euh m ais tu trouves pas qu'on dirait les Buggles ???

    Bon, la suite est rapide, EKTN, ATGR, NY... sauf Live et Landing où j'ai vraiment du mal avec ce son... vraiment trop années 1980... et pourtant sur Landing joue Steve Jordan des XPensive Winos de Keith Richards...
    J'ai eu avec Neil, le privilège des derniers arrivés : pouvoir découvrir d'une seule traite, une tripotée de bons albums, sans devoir attendre les nouvelles sorties et en profiter pour oublier ou se désintéresser... mais maintenant je suis au même point que vous tous (toutes)... chercher des miettes de titres rares ou d'autres versions des mêmes en attendant juillet.

    Premier et seul concert : Vienne (je crois que chacun sait ici maintenant à quoi s'en tenir à propos de cencert : ceux qui y étaient y étaient et, les autres le regrettent :-).
    Souhait pour la nouvelle année (1998) : un noubel album...
     Philippe Berger (Montreal) [haut de page]


    MoMo :
    Découvert en août-septembre 70, une émission radio qui s'appelle Pop Club, avec le disque de la semaine, allongé sur le lit 22h20, "Southern Man", le flash, la voix et la guitare... le lendemain ma mère va à Paris, je lui demande de ramener un disque: "Neil Young avec Southern Man". Le début de la fin. a.. Tous ces disques (vinyl + CD..... sauf Decade que je n'acheterai jamais... pari stupide), des videos (officiels et non officiels) et des livres et environ 100 bandes audio de concert (65 jusqu'à. 97), dont Paris 89 Bercy 96 et Vienne 96 (the SHOW). b.. See Ray Moon, elle a une super collection. c.. Premier concert Neil en 76 à Paris, Like a Hurricane. Ensuite: 87, 93, 96 Bercy et Philadelphie, 97 The Bridge en Californie. d.. Donc tu reserves ton billet pour San Francisco pour les concerts du Bridge 98, le 17 et 18 Octobre prochain ... on y sera... comme 100 rusties all over the world. e.. Il faut que j'y sois.... a Bercy 96 la NYAS band est venu avec un bus complet... f.. Viens sur la Rustlist, beaucoup plus qu'un fan club, une vraie communauté....... J'ajouterai que depuis 95, j'ai rencontré des gens formidables grâce à Internet, en France, aux US, en Hollande, des français (Ray Moon, Yotha, Keith, Baron Rouge), des anglais (Hi Matt), des israeliens, des allemands, des américains .... et que j'espère en rencontrer beaucoup d'autres. Internet n'est qu'un outil, il sert à rencontrer les gens... Atchao MoMo PS: When will I see you again .....
    Serge Gironnay (Thiais, région parisienne) [haut de page]


    SOUTHERN PACIFIC :
    En septembre 74 , agé de juste 15 ans , je débarque a l' United World College of the Atlantic dans le sud du Pays de Galles . Ma culture musicale se limite a Joe Dassin et aux Beatles....Un de mes camarades de chambre , un Espagnol , a un petit radio cassette sur lequel il passe en boucle une bande sur laquelle un morceau m' interpelle...."But if crying and holding on , and flying on the ground is wrong....." étonnant non ? Si c'est bien Neil qui a composé ce morceau du Springfield, c'est Richie Furay qui chante...c'est pourtant mon tout premier souvenir de l' oeuvre de not'maitre..Très vite ce copain espagnol m'initie a la "bonne musique" de l'époque : Grateful Dead, Tim Buckley , Santana, Dylan , Hendrix....mais ma préférence se focalise rapidement sur Neil ; ou plutot , pour etre tout a fait honnéte , sur CSNY dans un premier temps , comme beaucoup d'entre nous apparemment. Les deux premiers 33 tours que j'achète à Londres quelques mois après sont Déja Vu et 4 Way Street . Je découvre les miracles de la Stéréo en me délectant des duels de guitare solo entre Neil et Stephen sur Southern Man , couché par terre avec les baffles le plus écartées possible pour bien différencier les deux instruments...Et la magie du picking acoustique et de la voix du Loner sur Cowgirl...Bien sur c'est aussi l'année de la sortie de Harvest , mais c'est surtout sur des cassettes d' Everybody Knows et d' ATGR , ramenées par l' Espagnol le trimestre suivant, que je craque totalement et que commence pour moi une addiction assez exclusive qui m' a souvent valu d'etre qualifié d' obtus , sectaire ou obsédé (dans le sens musical s'entend...) par nombres d' amis .
    - Le tout premier concert aux abattoirs de Pantin en 76
    - Ma première guitare en 77 , une Epiphone que j' ai toujours ici a Nouméa , dont j' ai appris a jouer sur "Complete Music Vol. 1 & 2" comme quelqu'un d' autre sur cette page.
    - Mon premier pirate déniché a Paris en 77 , "Live at the roman colosseum".
     La découverte - tardive - d' Internet il y a moins d' un an , et de la mine d' informations et de contacts découverte grace a ce média auuquel j' étais pourtant - en raison de mon grand age???- a priori plutot allergique...Merci en particulier à NYAS, Sugar Mountain , Old Grey Cat, Hyperrust of course...et LGO.
    Philipe Roche (Poitiers) [haut de page]


    PHPWELD :
    Je suis donc le petit nouveau de la liste - merci Twilight de m'avoir intercepté sur la RustList - qui sitôt inscrit, déjà participant à la LGOFest du 27 à Paris (hello à tous!). Donc, en toute politesse, je dois me présenter ou me représenter à vous. J'ai 29 ans depuis juillet dernier, ce qui en fera 30 en juillet prochain, je pense... Alors, pour féter l'événement, j'écouterai Sea Of Madness... Pour tout vous dire, aprés quelques années à avoir écouté les Beatles, Rolling Stones, Beach Boys, etc, (mes premiers lps persos en 67: Wild Honey des Beach Boys et le Sgt Pepper's des Beatles en mono) je me retrouve en juillet 70 dans la salle du Normandie sur les Champs à regarder et écouter Woodstock (banal ! peut être maintenant, mais en 70...). En sortant de la salle, j'achète l'album et tombe amoureux de cette chanson, de la voix et des paroles... "All I need, is your...". La suite de l'histoire ? Longue : 29 ans ! Alors, à bientôt sur la List ou lors d'une prochaine LGOFest. Quelques repères quand même pour ceux qui comme Twilight y étaient : Wembley - 14/9/74 Paris - 23/3/76 Annecy - 31/8/82 Lausanne - 24/5/87 (annulé) Paris - 11/9/89 Paris - 7/7/93 Paris - 4/7/96 + Manassas, Boston 27/7/71 + CSN, Fréjus 2/7/83 et Paris, 31/3/92. [haut de page]


    PIXEL :
    Heya All !! Bon alors, ze me présente enfin pour ceux qui ne me connaissent pas , j'aurais aimé leur épargner ça mais ... la vie ne doit pas qu'être cruelle avec moi einh !;) .. Voilà, je m'appelle Joachim, j'ai 19ans et je suis fou de Neil depuis près d'un an. Sinon je suis en Deug Maths à Clermont Ferrant et j'habite aux environs du Puy (en Haute-Loire 43, alias Bouzeuxland :) Comment ai-je découvert le géant ? Grâce au sublimissime film de Jim Jarmush, "Dead Man" (Evidemment :) La musique m'a trop plu donc j'ai d'abord acheté ce CD , ensuite j'ai attendu un peu et c'est Time Square en avril 97 que j'ai acheté mon 1er vrai album de Neil : Broken Arrow :) J'avoue ne pas avoir trop accroché lors des premières écoutes, mais Big Time et Loose Change sont vite devenues mes chansons préférées :) Et donc depuis je me suis fais toute la collection, c'est à dire que j'ai acheté près de 36 albums Les seuls albums que je ne connaisse pas est Journey Through the Past. Et je ne possede On the beach, Times Fade Away qu'en copie K7 grace à Ray :) je n'ai évidemment vu Neil en concert que sur vidéos... Tiens sinon je viens de voir "Human Highway", qui l'a vu ?! :) Bon j'écourte le mail, je commence a fatiguer :} Bonne nuit à toutes et à tous ... Bye Zoa  [haut de page]


    RAY MOON   :
    Then let me tell you mine... la première fois que je l'ai entendu , c'était, euuuuuh, il y a très longtemps 74 peut-être , grâce à l'intermédiaire d'un gars qui écoutait tjours la musique chez lui, à fond et fenêtres grandes ouverte..... si bien que j'ai pu en profiter!!! c'était "FOuR DEAD IN OHIO, FOuR DEAD IN OHIO, FOuR DEAD IN OHIO...." à longueur de journée!!!!!!!!!! et cette Voix d'Ecorché Vif m'a accrochée. Puis, peu à près, j'ai connu Patrice, mon époux, qui m'a initié aux Délices de Neil with a Man Needs a Maid, Heart Of Gold, Alabama.the N&TDD, Old Man...et .voilà pourquoi I'm there doing what I do& saying what I say : He is the ONE! c'était si SINCERE , si VRAI !!! j'ai eu cette impression qu'il chantait ce qu'il vivait et j'en ai été bouleversée(bien souvent too je ressens ce qu'il dit ), c'est peut-être pour çà que je l'aime tant. je lui suis restée tjrs fidèle, je trouve selon mon humeur du jour , absolument tout ce que je désire dans sa magnifique discographie!!! Lui seul , sa musique et sa voix ont ce pouvoir de "Change&Mellow My Mind"!!!!! et de me faire sentir so good!!!!! Mes albums préférés sont TTN-OTB &TFA. Je l'adore aussi bien Acoustic qu'Electric, larsen or not, piano or harmonica, jeune or old et que ........ He is all One Neil because He sings&looks all the same !!!! a... Tous ses disques -1 ( vinyl et presque tous en CD....sauf JTTP, plus quelques vidéos officielles or not, des livres (français 1, italiens : 3, anglais : 1), pas mal de bandes audio (merci à tous ceux qui ont tradé avec moi-). La tape dont je suis la plus fière , c'est ma WINTERLONG tape qui vient d'Australie !! Pour ceux qui savent pas : j'adore WINTERLONG et la St Brice Tape!!! d'ailleurs, j'attends avec impatience now la vidéo de ces moments inoubliables!!!!!! b.. j'essaie de collectionner tous les articles de presse depuis Wembley(csny&joni). J'ai d'ailleurs réussi à avoir photocopie de l'article que la revue rock&folk m'a adressé. (si vous voulez cet article, faites-le moi savoir...je vous l'emailerai en dossier zippé). Vous trouverez une retranscription de quelqu'un de ces articles&interview sur mon site (je remercie ici les Rusties qui m'ont apporté leur aide pour l'englishTraduction) + j'ai trouvé ici sur orléans un petit disquaire sympa qui connait bien ma passion pour Neil et qui met de co^té toute Neil's Revue qui pourrait lui passer entre les mains et éventuellement JTTP lp !!!!!! j'ai réussi grâce à lui à avoir ON THE BEACH, TIME FADES AWAY, COMES A TIME en lp!!!!!!! et que des 6 missings il me manque que jttp, lp c...Premier Neil's concert en 1987 à Versailles -palais des Sports - avec ce soir-là DEUX TONIGHT's THE NIGHT et plein de songs de LIFE!!!!!!!, et Bercy 96. Only twice but so magiques, intenses et inoubliables!!!!!! le Prochain....je le rêve Acoustic, petite salle, avec plein de Vous Tous!!!!! d....j'ai jamais eu la chance d'aller aux us....but sooner or later It all gets REAL!!!!!!!!!! e...je fais pas partie de la NYAS mais faut que je m'inscrive rapidement. f...ma première recherche sur le net .....NEIL!!!!! il y a deux ans maintenant...juste après le concert de bercy 96. C'est là que j'ai découvert HyperRust , la Rustliste et nos deux premiers frenchrusties, momo&rainer qui m'ont accueillie avec beaucoup de sympathie. Que je les ai littéralement "bombardés" de mails!!!!! et que bien des fois, j'ai dû les Neil's saturer!!!!!:-))) Maintenant, je pense qu'ils doivent souffler "un peu plus" car notre liste s'est depuis bien étoffée!!!!:-)) Donc, chaque jour qui passe make me feel de plus en plus Neil's accro!!!!! plus je le découvre et plus je l'aime!!!!!!!!) et de + en + accro à mes mailcorrespondances too (mon Neil's carnet d'adresse s'emplit de + en + ) Depuis septembre 96, je peux ENFIN partager ma Passion avec tout plein d'ami(e)s, dans le monde entier qui l'adorent aussi fort de moi.Au départ j'ai eu un mal incroyable à comprendre ce qui se disait sur la liste (mon anglais est nul), je passais des heures à essayer de comprendre, Au départ j'étais la seule frenchfemalerustiespeaking , je m'ennuyais un peu jusqu'au jour ou j'ai reçu un mail de Michal, qui depuis est devenue ma Dear Friend et nos Neil's confidences n'ont pas cessé.:-)) Les Neil's Lyrics commencent ENFIN à s'éclaircir pour moi, grâce à l'aide de mon englishprofesseur.:-) Que je ne suis plus du tout ISOLEE dans mon coin, que j'ai déjà rencontré..MoMo, Rainer, Matt, Lorna, Mark,à l'occasion de RustFest, que j'ai l'impression de les avoir tjours connus, Que je corresponds presque quotidiennement avec certain(e)s d'entre vous et que je m'inquiète quand certaines réponses tardent!!! Que j'ai des Neil's échanges avec des canadiens, une israélienne, des allemands, des anglais,des australiens, des italiens, un espagnol ,des américains, des français, et que vraiment cette NEIL's COMMUNAUTE est GREAT! que je m'y sens si bien et que je ne pourrais plus m'en passer. Que je reçois toujours des messages d'encouragements et de félicitations d'admirateurs francophones de tous les coins du monde qui vont visiter mon site (canada, Réunion, Guyanne, France....). Mon site qui a été entièrement relooké grâce au concours de Denis, merci Bro! Qu'il m'est arrivé d'écrire des mails en 4 langues pour essayer de me faire comprendre. G...Ces deux années sur la liste m'ont permis de faire des découvertes extraordinaires et inimaginables : otb, tfa, as&b, des songs like Razor Love, Will To Love , Ordinary People & Winterlong Rotterdam 89 , tout plein de nouvelles vidéos&tapes, Seattle 92, pianosongs, chromeDreams, berstein...etc. etc etc. Que j'ai une tape avec 6or7 versions de Winterlong et je ne me lasse pas d'écouter!!!!!! que j'écoute right now Neil & the BlueNotes, Toronto , 1988, et que j'ADORE!!!! Et TOUT CA GRACE A VOUS TOUS que je viens de dénicher Rock'n'Roll Can Never Die et On The Road : c'est MAGNIFIQUE Too!!!!! et pour la première fois...WINTERLONG ROTTERDAM 89 A RESONNE très très fort dans ma old car !!!!!!!!:-) Emouvant, yes, really!!!!!!!! (copie de this song sur le cd on the road:-) que.....que....que........ non, vraiment faut que j'arrête là . aAAAAh si!!!!! juste une petite dernière before I have to go.... Remerciements à Neil, mais Remerciements too à Vous Tous qui me permettez d'assouvir ma passion et qui semblez endurer avec beaucoup de patience toutes mes nombreuses Neil's lettres. You Are Really GREAT!!!!!! and my fav devise remained .....Neil&Only Neil..Over&Over again !!!!!!!!! ok, I got to go &........ who's next??? Ciao Ray"ordinary&definitivelyWinterlongGirl" m00n.
    Ray Di Cioccio ( Orléans) [haut de page]


    TORTUE DESMARAIS :
    Bonjour les gens, Mais oui, j'y plonge; c'est juste que c'est long et compliqué, et je pensais que c'était une affaire entre Européens, parce qu'au Canada, Neil était difficile à ignorer, à l'époque où moi je l'ai découvert. Mais v'là t'y pas que les Français l'ont connu au même moment que moé, c-à-dire au début des années 70! Il devait avoir des multinationales du disque, même dans ce temps-là. À 15 ans, le rock and roll m'a poigné tout d'un coup. Avant ça je m'intéressais à autre chose. Mais c'était une rétrospective de l'année 1970 que j'ai enregistrée à la radio qui m'avais rendu conscient de ce que j'aimais, et ce que je n'aimais pas de la musique populaire que j'entendais ici et là d'une oreille distraite. Southern Man, d'abord, puis When You Dance, qui figuraient sur le liste du Top 100 de l'année. La version acoustique de Cowgirl in the Sand de CSNY était là aussi. En fait, quand j'ai enfin entendu la version Crazy Horse de EKTIN, je l'avais trouvée bizarre, et ça m'a pris un certain temps pour m'y habituer. Puis un ami mélomane qui ne vivait que pour la musique m'avait prêté ATGR. Il avait aussi tout du Poco, Crazy Horse solo, etc. ATGR devenait une grande partie de ma vie, m'accompagnant dans toutes les péripéties de l'âme typiques de l'ado canadien. La piste sonore de mes premiers amours. J'attendais avec impatience la sortie du promis Harvest, et je me rappelle avoir pensé que A Horse With No Name, d'America, était le nouveau disque de Neil, surtout à cause des harmonies. On nous avait dit que CSN et Y seraient sur Harvest, et ça ressemblait à eux-autres. La sortie réelle de Harvest représentait pour moi une légère déception, de la même façon que Dark Side of the Moon fut une légère déception pour nous qui avons trippé sur Meddle et les disques précédents du Floyd. Alors, Neil est devenu un artiste parmi une flopée de favoris : Yes, Zepellin, Jethro Tull, Leon Russell, Joe, etc. Le premier concert de Neil auquel j'ai assisté était lors de la tournée Time Fades Away, et je l'avais trouvé très bien. Même si la tournée tirait à sa fin, (Crosby et Nash étaient là), je n'avais rien remarqué d'anormal. Imaginez donc ma réaction en entendant le disque tiré de cette tournée, sur lequel il me semblait que Neil avait dû choisir les pires prestations trouvables, dans quelque but autodestructeur. Mais les tounes étaient bonnes, et ça m'avait intrigué. Peu aprés, Neil se présentera en spectacle avec CSNY, cheveux courts (trahison!), mais en pleine forme, et de bonne humeur. Avec CSNY, il avait invité son chien sur la scène à un moment donné, et lui avait même dédié une chanson, "Love Art Blues". D'après ses commentaires, le chien se nommait Art. Alors, la fameuse "période sombre" de Neil était très intriguante pour moi, puisque je soupçonnais que qqch d'exceptionnel se passait dans la carrière de notre homme, bien que la plupart de ses fans croyaient que les rumeurs de sa descente dans l'enfer de la drogue étaient nécessairement bien fondées. (suite plus tard : y a une tempête de neige qui s'en vient, et il faut chercher des affaires au dépanneur du coin) ... Ce que faisait Neil pendant l'époque TFA, OTB, TTN, etc., me laissait perplexe au début, mais de l'avoir vu avec CSNY en 1974 servait à me rassurer quant à sa santé physique et morale, et j'ai commencé à suivre les méandres de sa carrière avec encore plus de vigilance, achetant les disques au fur et à mesure de leur sortie. Il faut dire que tous mes autres héros de la musique mordaient la poussière, sortant des médiocrités ou abandonnant tout simplement la scène musical. Qui peut dire aujourd'hui où est passée Lee Michaels, par exemple, ce boutte-en-train engageant qui jouait seul au B-3 avec son accomplice Frosty le batteur?? Moi-même, j'ai vécu une grande remise en question à avoir 20 ans et à se demander qu'est-ce que j'allais faire . La première blonde de ma vie avait déménagé à Toronto, et les chansons de TFA et de OTB avait rendu cette ville tellement mystique à mes yeux, que j'y allais vivre pendant deux ans, où j'ai failli crever de faim, mais où j'ai pu "ride the subways in a haze", visiter la rue Isabella, arpenter le quartier Yorkville. J'étais un burnout, (mais je ne me cognais pas les doigts du pied contre des poubelles quand même), après mes années d'adolescence, et je voyais toute la belle époque de peace and love en train de se faire balayer par le disco et par la vraie vie. C'était déconcrissant, mais de suivre la musique de Neil était exhilarant, parce qu'il me semblait que lui aussi faisait un virage, et s'adaptait à sa manière aux nouvelles réalités qui se dessinaient à l'horizon. Je contemplais souvent le lac Ontario gelé sur les bords, le ventre creux, avec Borrowed Tune en tête. Cependant, Zuma était le retour à la lumière, et là c'était le lac Ontario en été, et c'était Through My Sails que je chantais. Ainsi, Neil a accompagné ma vie depuis longtemps, et, de plus en plus je ne lui demande plus de sortir des trucs qui vont me bouleverser ou changer ma vie comme dans les années soixante-dix. Le fait qu'il a fait ça une seule fois, s'abimer puis brûler puis revivre encore plus fort que jamais...c'est assez pour faire de lui un génie du showbiz. Puis depuis, il a su nous surprendre, ce qui est rare chez un artiste. Je dirais même que son album Trans a ouvert mon esprit à l'idée de la nouvelle technologie. Tant de mes amis rejetaient tout de suite les synthés, les ordinateurs, etc., tandis que moi (je jouais un peu de musique à l'époque), je me suis acheté de ces affaires-là, et je trouve que ça m'a aidé à ne pas avoir été complètement dépassé quand les ordis devenaient nécessaire au travail. Alors, je crois que j'ai choisi un bon héros de la musique. Et c'est ça le début de mon Neilisme. Aujourd'hui, cependant, LesGensOrdinaires est mon seul contact au monde Neilique, ainsi j'espère que quelqu'un parmi nous qui peut supporter des discussions sur la politique américaine surveille la RustList, pour qu'on ne manque pas quelque nouvelle importante. Et Bonne année à tous LesGensOrdinaires! Tortue Desmarais (Voir les tortues en train de se diriger vers la tourbière, et qui tombent du billot sur lequel elles étaient perchées, Elles font éclabousser l'eau et n'y ressentant aucun retour de force, elles grimpent sur les rives heureuses-Lac profond et défendu)
    David Ostrosser (Quebec) [haut de page]


    TWILIGHT :
    Découvert en 71 grâce à Tricia, une Américaine rencontrée à Paris, grande fan de CSNY. Je n'avais jamais entendu parler d'eux mais elle était si enthousiaste que j'ai acheté le premier disque que j'ai trouvé. "C'était CSNY Month - Celebration Copy" contenant 12 de leurs meilleures chansons. Dès la première écoute, je suis tombée complètement et définitivement amoureuse de ces 4 guys et j'ai rapidement acquis leurs précédents albums.
    Neil a tout de suite été celui dont la musique, les mots, la voix m'ont le plus profondément touchés (you know why) et dès lors, ma neilyoungmania a commencé et n'a jamais cessé.

     J'ai tout ses disques (certains en doubles : vinyle + CD) ainsi qu'un certain nombre de vidéos et de livres à son sujet.

     J'ai pendant des années (à partir de 72), collecté tous les articles le concernant.

     Mon premier concert rock, c'était le 14/09/74 à Wembley pour le supergig avec CSNY, Joni Mitchell, the Band... (je donnerais cher pour revivre cette fantastique et inoubliable journée). Je n'ai revu Neil que 3 fois depuis, mais 3 excellentes fois : en 1989 à l'Elysée Montmartre et en 1996 à Bercy et à Vienne.

     Pour mon premier séjour aux USA (1976), j'ai choisi la Californie parce qu'il était (est) là-bas et j'y retourne régulièrement (j'adore San Fransisco).

     Je suis devenue membre de la NYAS dès que j'ai connu son existence, c'est à dire très tard (97).

     Pareil pour HyperRust et le Rust Registry (1998 !)

    Brigitte Genevée (Versailles) [haut de page]


    THE YOTHA DREAMING WOMAN :
    C'est au lycée, en 1971 ou 1972 que j'ai découvert Neil Young. Ou, plus précisement CSN and Young. Beaucoup de mes copains et copines étaient plus ou moins guitaristes et s'essayaient aux airs enchanteurs de ce groupe. Je me souviens surtout d'une chanson : Judy Blue Eyes que tout le monde jouait, chantait, partout, tout le temps !
    Je découvrais ainsi une musique différente. Avant, j'étais plutôt Rolling Stones... et surtout pas Beattles ! Alors j'ai ajouté Neil Young à mes musiciens favoris. J'ai écouté Sugar Mountain et je crois bien qu'une incroyable histoire a commencé. Je ne suis pas du tout collectionneuse et je n'ai rien gardé de ces années Neil ! A part un disque ou deux ! Il me reste finalement quelques Rolling Stones (des singles ) que j'achetais avec difficulté chez mon disquaire, en grattant sur mon "argent de poche" !
    J'ai gardé en parallèle, ce goût pour les Stones et Neil Young. Entre acoustique et électrique aussi. J'aime autant écouter Neil avec juste sa douze corde qu'avec sa fameuse guitare noire aux sons hallucinants...
    Christine Jayle/Lamborot (Mably, rhône-alpes) [haut de page]


    STEVEN :
    Our teacher of Dutch was (and still is) a huge Neil fan. When he didn't feel like teaching (that's why I think he's one of the best teachers I'll ever have), he put on some music he always carried around with him. It were four tapes, 90% was Neil, all very calm, accoustic songs.When the music was playing, he used to let us write poems and stuff, so we would be busy, but not making a sound. I remember that Heart of Gold & Out on the Weekend made an impression on me, but I didn't pay too much attention to the rest of the songs.One day, when I was walking around in the library (where they also rent cds), I noticed a few Neil Young albums. I decided to go for it and rented Harvest, Unplugged, Mirror Ball and Arc/Weld. I came home, put it on, liked Harvest and Unplugged very much, but I had this URGE to just THROW away Mirror Ball and Arc/Weld! It SUCKED!!! (they are now among my favorites :) ).The next day, I was in a naughty mood: I decided to ask my teacher those 4 tapes. Those tapes were considered to be his religious possession, nobody ever dared ask for them. So I did; he said: "Sure! I'll spin you some copies and you'll have them tomorrow!" Oh boy, was I happy!!!It still took a month before I got them, but I DID eventually! Everybody jealous as hell of course... And after having listened to them in decent way, I was hooked. And I've got this feeling that it's going to be an adiction for life. Of course, I'm (normally) not a selfish guy, so I borrowed the tapes to my friends and so it happens that from my high school, about 6 people graduated from the same class with the same music taste: Neil.Afterwards, the teacher told me that he has had some students who turned into Neil's music,but he admitted he hadn't seen them yet in groups of 6 per class. :)So, to conclude, if there's one way we, Neil-Young-fans, can take over the world, we all have to become teachers and teach our students well!!! :)
    Steven (belgium)
    ~Across the Ocean~ [haut de page]