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Schooner - 10 août-2004 - Tribute à M. Neil Young (compte-rendu)




Le schooner se frotte au Trieux en mouillage
De Gens Ordinaires en font l’équipage
Le maquereau cru cuit au citron - goût léger -
Est si volatil que glaces non allégées
Aussi les spectateurs se hissent tardivement
     A la brune
     A la hune
Et ils sont scotchés en un seul mouvement
Aux premières notes rissolées de Sunny
Narrant sa traversée à donner le tournis
Au vent bruyant fuyant le trésor de Neil Young
Cette soirée notre cœur au pavillon tangue
      Noir océan
      Gloir’ au péan
Sous l’attrayant roulis de doigts d’or va-nu-pieds
A quand les cabarets et hystérie aux pieds
Le poil poivre et dur un oeil sur la fraîcheur
L’autre se fait cendre en paradis-mâcheur
Témoins Marlon Brando Ray Charles de la Nuit
      A leur mémoir’
      A l’assommoir
Ont rejoint la couche de Pocahontas Nuit
L’harmonica bleu alcoolisé est l’ami du matelot
Au trappeur angelot sait sensibiliser
Notre âme bleue-nuit qui gronde quand se couchent
Enfants neutralisés par la dragée qui nuit
      Filouterie
      Mutinerie
JPL à son tour convainc les désoeuvrés
Cordes très excitées et esprit concentré
L’anxiété de l’été passé est révolue
Sur l’ardente plainte d’un amour vermoulu
Ferrer le havre de paix est le désir profond
      Ah la quille
      Ah les filles
Au bord d’une rivière mais survint le typhon
Aux remugles poudreux au doigt électrisé
Et si un jour s’entend la corne de brume
Les étoiles s’enrhument mais tes bras parfument
L’amour sans attendre la catastrophe merci
      Pas de récit
      Pas de merci
Sylvaine aère quelques morceaux rassis
Aux grandes envolées des plus romantiques
Comme l’aspiration, image plastique
Et bien pathétique, de voleter tous deux
De fuir un écran froid vers l’oeil chaleureux
      Tu es ma mie
      Mon eau de vie
Préférons l’écoute au bruit de la route
Le gros caillou du ciel aux amants glougloute
Nos plus belles pensées à scotcher sur nos murs
Qui se lézarderont tel un menu fémur
Sous le poids insensé de jours ordinaires
      Les minutes
      Sont hirsutes
Faisant le poil rêche à l’imaginaire
Etendu sur le pont qu’un mousse reluit
Notre Crosby quitte son mont à oisillons
Griffe douze cordes sur des échantillons
De Come’s A Time - vivre la conscience
      Chaque tic-tac
      Vient en vrac
De nos particules de pâle obédience
Que seul un plein d’amour fait rebondir
Et le coeur s’éveille en joie à dégourdir
La partie te semblant aussi dérisoire
Nous extrait un instant de la mangeoire
      Sois cure-dent
      Sois président
Du temps - ah l’infâme - j’use à le croire
Et l’enfant aussi s’il mûrit en bon fruit
Et sur le littoral un requin est séduit
Par une dorade qui croque un biscuit
Distraitement rêve d’un lieu reconstruit
      Le cauchemar
      Est calamar
Aux drus tentacules de lien ombilical
Menace soutenue - crochet chirurgical -
Telle pinte salée qu’écarte les cinq crèmes
Filant au sillage qu’un roulis écrème
De la caravelle de Cortez le violeur
      Mer dénude
      Latitudes
Au Vietnam perdu où Kévin perd couleur
Fier de sa première rejoint Jimi au port
Et sans crier gare vient voies d’eau par sabords
Nulle patte velue de cycliste à bord
Pourtant déferlantes de malheureux accords
      Neil au couac
      Hors du hamac
Les cordes ont rouillé trente c’est énorme
Grâce aux quatre vents les jettent aux normes
L’accalmie présente nous berce nous grandit
Pour récolter l’exquis par le rendu pardi
Electrifié si cher brisant ce sang rogomme
      Rien qui nous gratte
      A nous pirates
Changeant rouge en blanc galion en fantôme
Ici nous débarquons en remerciant Betty
Et aussi tous marins nos ventrées de frichtis
Qu’au fouille-au-pot le naïf cabotage
L’embarquement suivant aura beau gréage


Denis Between The Rusty Words
03 décembre 2004
© IDDN 2005

Top - Audience - Scène - Setlist

Le poème traduit




Setlist : 07-10-2004 ; Schooner, Pontrieux, FRANCE
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Sunny : Heart Of Gold / Old Man / Pocahontas / Ohio
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JPL : Too Far Gone / Everybody Knows This Is Nowhere (w/ Sunny) / Powderfinger (w/ Sunny) / Someday (w/ Sunny)
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Sylvaine : Expecting To Fly / Motion Pictures / Harvest Moon 
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Phil Crosby : Comes A Time / Lotta Love / Human Highway / Already one / Cowgirl In The Sand (w/ Sunny)
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Sunny, Phil Crosby, JPL, Sylvaine : Helpless (w/ Kévin) / Cortez The Killer (w/ Kévin) / Rockin' In The Free World / Hey Hey My My / Four Strong Winds // Harvest // The Needle And The Damage Done
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 Top - Audience - Scène - Setlist




Voici un bref compte rendu de la LGO's Fest 2004 ; moins bien que Denis Between The Rusty Words mais l'ami finistérien est "very busy" ces temps-ci !

Vendredi 6/08
Deux ou trois jours que j'y pense vraiment ... Aujourd'hui, tous sont réunis chez Sunny pour une soirée de retrouvailles ; pour cause de bouffe familiale, je n'y suis pas. Je commence à penser à la soirée Tribute et le stress me gagne. Je répète distraitement, sachant que de toutes façons, je joue ces chansons depuis 6 mois et plus, donc c'est juste pour me rassurer. Mais ça ne marche pas, j'ai presque envie de déclarer forfait, de prétexter je ne sais quoi pour ... Mais je sais aussi que l'an dernier, après avoir joué mes trois chansons tout seul, le quatuor fut un grand moment de plaisir... Et je sais aussi qu'après tout la majorité du public est composée de LGOs compatissants ...
Et festifs !!!
Je me refais une confiance et dors comme une bûche.

Samedi 7/08 - journée.
Jour J. Matinée à tourner en rond, à préparer la guitare, les harmonicas, les partoches ... C'est vrai qu'en 2003, j'ai voulu le faire pro, tout par coeur, pas de texte ... Total, un Ambulance Blues avorté, et deux ou trois plantages sur Old Ways. Une fois, pas deux, tout est prêt, n'empêche que je me dis qu'en 2005, pas question de remettre ça : trop stressant. Ma femme me conduit chez Crosby. Elle et ma fille nous rejoindront le soir au Schooner.
Elles préfèrent profiter de la plage et du soleil !
Il fait une grosse chaleur ce midi, la journée la plus chaude de l'été, d'après Sunny.
Sunny, d'ailleurs, est attendu pour une virée à la plage avant de démarrer les festivités. Tout le monde est là, dans la salle à manger de chez Crosby, où des piles de CDs semblent soutenir le plafond. Il y a Sylvaine, Brigitte, Momo et madame, Kévin, Between, Yotha et son frère, Crosby et Lydie. C'est curieux comme tout est facile, comme si on s'était quittés la semaine d'avant sur la LGOs fest 2003. C'est vrai que tous les LGOs sont évidemment des gens certes ordinaires mais surtout très conviviaux.
Une vidéo de Neil est en route, Greendale électrique à Portland. Histoire de se mettre dans l'ambiance. Et le graveur de Crosby turbine à fond. Le ton est donné !
Sunny arrive enfin avec Marie et ses mutines gamines, gare son camion plein de matos et une partie des LGOs se barre à la plage, histoire de se rafraîchir !
Retour des bronzés vers 15 heures, il commence à faire faim et soif !
Distribution générale de marquisette, et Crosby assure les grillades ! Le soleil se met à taper dur en cet après-midi, et il faut installer un barnum pour avoir un peu d'ombre. Mais la marquisette est bien fraîche et les grillades qui suivent sont excellentes, arrosée d'un fort bon coteau du Roannais que Yotha nous a apporté de son vignoble perso. Un passage chez le glacier (voir les photos, certains passent même plusieurs fois !) et on se vautre à l'ombre pour le café. Arrivée de Passenger, échanges de souvenirs, discussions diverses.
Sunny, Crosby, Sylvaine et votre serviteur mettent au point l'ordre de passage pour la soirée et la setlist de chacun. Sylvaine a déjà le trac et promet de ne pas recommencer l'an prochain, ça me rappelle quelque chose.
Avec tout ça il est déjà 19 heures et l'heure dune petite rasade de marquisette pour les musicos avant de prendre la route de Pontrieux.

Samedi 7/08 - Soirée.
Arrivée au Schooner, au bord du Trieux, on gare le véhicule et on fait connaissance des lieux. Le bar est sympa, un peu petit, mais bon, ça ira. Sunny commence à installer le matos, et bien entendu, y'a un truc qui ne marche pas ; ça râle mais finalement tout rentre dans l'ordre. Il ne reste plus qu'à attendre le public, enfin notre public LGO, qui tarde à arriver. En attendant on se tape une petite Guinness pression sur la terrasse, rien de tel pour se mettre en voix et oublier le trac.
22 h, arrivée de notre escouade, Between en tête avec sa caméra. Momo installe ses oreilles et tout le monde s'assoit. Le moment est arrivé, Sunny prend sa guitare, présente la soirée et entame Heart Of Gold. Comme d'habitude c'est parfait, et il poursuit avec Old Man, Pocahontas et Ohio ... Sunny place la barre très haut !
Nous, à côté, on commence à être nerveux, je me demande si je vais jouer ce que j'ai prévu ou alors raccourcir un peu ... Une chose positive, c'est que le public semble acquis, pas seulement les LGO's. Et l'ambiance générale est excellente.
Mais Sunny annonce le suivant, et le suivant c'est moi ... Je m'installe et curieusement je me sens bien, j'ai posé les fiches des chansons sur le pupitre, et démarre avec Too Far Gone, histoire de ne pas se mettre dans la difficulté. Je continue avec EKTIN, et j'ai la bonne surprise de voir Sunny s'asseoir et brancher l'électrique pour m'accompagner, du coup ça me donne la pêche.
La suite c'est Powderfinger et Sunny assure avec brio les parties instrumentales. Je termine par Someday, toujours avec Sunny et quand même l'harmonica.
Ouf, je n'ai pas foiré mon set ! Le meilleur, c'est quand même quand c'est fini ! On peut se lâcher un peu ! Une bonne Guinness en récompense ... Et Sylvaine prend le relais ; elle nous la joue bavarde, sans doute histoire de se décontracter un peu ... et démarre Expecting To Fly ; sa voix est aérienne et ça passe bien ; puis Motion Pictures, toujours difficile à interpréter et termine avec une très bonne version de Harvest moon .... On sent le soulagement sur son visage lorsqu'elle laisse la place à Crosby, qui règle sa douze cordes, fixe l'harmonica et entame : "la la la la la la ... la .. la la .. la ouh ouh "
Lotta love ! Puis viennent Comes A Time et Already One. Une préférence pour l'album Comes A Time, n'est-il pas ? Le set se poursuit par un duo avec Sunny à l'électrique sur Cowgirl In The Sand. Excellent ! Malgré les nombreuses requêtes, Crosby ne jouera pas Pocahontas, déjà interprété par Sunny, dommage ! (private joke !)
On annonce une petite pause histoire de se rafraîchir, car il fait diablement chaud dans ce bar ! On transpire à grosses gouttes ... On boit à bonnes goulées ... Kévin prépare son électrique pour nous accompagner sur le quatuor, qui sera donc un quintette pour le coup.
C'est sans doute le moment le plus agréable, celui où on peut se lâcher, où le plaisir est immédiat, celui de jouer ensemble des chansons qu'on connaît tous sur le bout des doigts.
On démarre par Helpless, Kévin assure bien, prend le rythme, ça sonne comme il faut. On poursuit avec dans un ordre approximatif (Denis The Rusty Words corrigera) : Four Strong Wind, Hey Hey My My, Cortez et Rocking In The Free World. Sunny fait parler sa Old Black et c'est vraiment jouissif de jouer avec lui. Puis, point d'orgue, à la demande de Momo et de Denis The Rusty Words, Sunny nous gratifie d'un The Needle & The Damage Done à l'électrique qui restera dans les annales.
On continuerait bien à jouer encore et encore mais la patronne des lieux nous fait signe qu'il est temps de conclure. Fin du show. On est tous hilares, contents de notre prestation. Même imparfaite, y'avait du coeur, de la pêche.
Bref on s'est éclaté.
Le public est satisfait, certains viennent même nous remercier (je ne parle pas que des lgos ! ). Denis Between The Rusty Words arbore un sourire satisfait, range sa caméra.
Momo ramasse ses oreilles. Nous, on se partage deux pizzas, en éclusant une dernière Guiness.
Puis on commence à démonter. Les LGOs attendent dehors, où la température est encore très agréable à cette heure tardive. Y'a une espèce d'euphorie générale. Une communion qu'on poursuivrait bien un peu plus tard ...
Finalement, je recommencerai volontiers en 2005 ! Tant pis pour le stress !
Qu'en penses-tu, Sylvaine ?
Deux heures, c'est l'heure de rentrer, ma fille et mon épouse attendent. Dur de partir. J'ai encore de la musique plein la tête, pour la nuit et une partie des jours suivants.
Adieu, merveilleux LGOs, à plus tard, pour une autre journée riche en rencontres et en musique.

JPL
(Août 2004)

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