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A lire le 6 août





Qu’un flibustier quittant l’île de la Tortue
Assassine, extermine, égorge, pille et tue
[Victor Hugo ; Force des choses]


Ce soir, à la Tortue – point de fat flibustier

Premier du nom –, on voit, sur l’horizon roi, juste

De simples épaules qui tressent l’amitié

Et qui écartent tout ce qui te tarabuste
Tel un champ de corail préservant ce trésor.
Le plan magique en main, tu accostes cette île,
Et aveuglé, tu sors de ton sac ton cœur d’or,
Des archives choyées et une bonne bile.

Le jour offrant ses couleurs dont la nuit s’enivre,

L’arc du ciel compose avec sa flèche brisée.

Toi, un pied sur le rock et l’autre sur le cuivre,

La musique sur les lèvres comme un baiser,
Tu prends l’œil vif goûtant aux épices sonores !

L’oreille cajolée, tu bois au biberon.

Et en chœur, tu vis ! Puis, tu réclames encore
De ce bon lait blanc que trait le noir vigneron.

Denis Between The Rusty Words

21 juillet 2011

Le poème traduit