Homepage

 


Neil Young - Munich - 27 juin 2001 (compte-rendu)

 

     - Schnellstmöglich Taxi!  Ich möchte gehen zum Olympiahalle. Ich habe eine dringende und bedeutende Verabredung! (Vite taxi ! Je veux me rendre à l'Olympiahalle. J'ai un rendez-vous urgent et important !)
- Ich bin das beste, aber, wie der Frühling gekommen ist, die Autos blühen der Abend. (Je suis le meilleur mais, avec le printemps venu, les voitures fleurissent en soirée.)
Ah ! Enfin ! Me voici arrivé ! Pardon ! Pardon ! Oui je sais, je ne suis pas très tôt ! Voilà mon ticket, dans les gradins côté cour. Le temps de m'asseoir à ma place et Neil chante déjà "Don't Cry No Tears"
Il y a déjà trois soirs que je suis séparé du Crazy Horse. Ah ! Bercy...
Je divague ! Concentrons-nous sur le concert. Avec mon retard, je n'ai pas pris le temps d'avaler quoi que ce soit. Ma gorge pique et ma langue est pâteuse. J'espère que cela ne va pas me jouer des tours ! Mais que ne ferait-on pas pour ce groupe mythique ? Suis-je capable d'aller à sa rencontre une fois de plus ? A Lörrach par exemple ? Il ne faut pas rêver : cet eurotour se joue à guichet fermé et aucun billet apparaît d'un claquement de doigt ! Ce genre d'histoire est uniquement pour les contes de fée.
Le trio de guitaristes en regroupé au milieu de la scène. "I've Been Waiting For You" est un bon morceau pour se chauffer les doigts, les corps et la salle. Dans une mare lumineuse démarre "Love And Only Love". Neil baigne dans son trip musical haut en couleur. Pédalier, distorsion, danse. C'est parti ! ! ! L'euphorie atteint les visages ! Neil s'amuse et entraîne le Horse dans un départ loufoque de "Piece Of Crap". Avec ce morceau Neil veut chauffer le Horse et le surprendre ! Une belle soirée en perspective !
Billy veut à son tour surprendre Neil, il prend le dernier mot : "Piece Of Crap" et la dernière note ! Neil est hilare ! Larry arrive au piano et les tambours sont de sortie pour "Going Home". Après quelques hoquets de guitares, Neil s'assoie, la guitare dans le dos me fait face. Voici sa nouvelle ballade au titre étrange "New buildings going up, old buildings coming down", à moins que ce soit un autre titre. Petit signe de la tête au public pour le remercier. Maintenant, des notes acoustiques germent de la nuit. Le chapeau de Neil se fait soleil, et sa vieille guitare lune rousse.
A l'intersection des rues Hank et Hendrix, un château brûle, mais les tepees sont remplis de morts et les enfants pleurent et j'espère que cela est mens-songe. Petit mot sur la santé, les amis et l'Allemagne. Puis Neil m'a écouté ! ! ! ! ! A Paris, j'avais dit que le "Only Love Can Break Your Heart" manquait cruellement de piano. C'est Larry qui s'y attèle pour mon plus grand bonheur ! Vient "Gateway of Love" douceur électrique, sans aspérités. On ne reçoit pas forcément mieux la lumière de l'amour penché que correctement assis ! J'essaie de faire comprendre cela au rusty placé devant moi qui me masque la scène. Un jeu de distorsion rapide donne le préambule d'un "Hey Hey, My My" ravageur ! Un projecteur en fait des pirouettes ! Ouh là ! Cela devait m'arriver ! ! Un étourdissement dès les premières secondes de "Rockin' In The Free World" ! Combien de temps, je ne sais. Deux couplets et refrains sont passés. Au dernier "World", Neil donne le signal et la colombe borgne se pose parmi un effrayant vacarme annonçant un orage cataclysmique. Mais que se passe-t-il ? Neil arrête tout ! Un besoin pressant ? Les guitares sont au repos. Crazy Horse nous salue et s'en va ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! Quel désappointement ! ! Effet d'un soufflé auquel on aurait retiré le souffle. Cette idée me torture le ventre creux. Le Horse nous revient impeccable avec "Roll Another Number". Trois notes et le "Tonight's The Night" est lancé dans de longs et sensibles reflets vespéraux. Chuchotements langoureux et mâchonnés de Neil. Splendide ! Applaudissements & reprise en choeur. Neil nous répond, et nous offre un moment endiablé et nerveux qui nous pousse vers le final. Bravo ! Bravo ! Bravo !
Revenez ! ! ! J'ai récupéré de mon voisin une saloperie à vomir. Je ne faillirai plus d'ici une bonne heure. Cela vous laisse de quoi jouer juste un "Like A Hurricane" écourté. Après, le déluge peut nous submerger, je ne serais plus de ce monde, mais parti en extase. Le club des cinq nous remet un petit "Going Home" aussi frétillant que la première version mais... écourté. Neil m'a écouté qu'à moitié, et ce n'est pas forcément cette moitié que j'aurais préférée qu'il retienne. C'est cela qui fait aussi tout le charme du Loner : son indépendance ! Chapeau bas.

Denis Between The Rusty Words
(23-03-2002)
© IDDN 2005

Le texte traduit





Setlist : Don't Cry No Tears / I've Been Waiting For You / Love And Only Love / Piece Of Crap / Goin' Home / Hold You In My Arms / From Hank To Hendrix / Don't Let It Bring You Down / Pocahontas / After The Goldrush / Only Love Can Break Your Heart / Gateway Of Love / Standing In The Light Of Love / Hey Hey, My My / Rockin' In The Free World // Roll Another Number / Tonight's The Night // Goin' Home