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     Un serpent se dresse dans les yeux du caneton balancé dans un léger clapotis que ferme un jonc. "Je saurai un jour qui vous êtes", dit l’emplumé à l’écailleux. Il n’y a que les chaussettes qui n’ont pas été mises à mal. Les chaussettes proviennent du ministère. Comment éclaircir ce mystère humide ? C’est sans compter sur les oreillers qui sont de véritables éponges. Le tiroir s’est déjà glissé sous le lit de l’inconnu. Gaieté de pot de chambre.

     Sur la carte, la côte verse profondément sur un territoire délimité par quatre flèches dont aucune n’a jamais été mentionnée directement dans une quelconque mort. Thick of east, thick of north abritent des anses. Thick of west, thick of south traversent la lisière de bouleaux et de troènes à abattre. Le travail est dur mais nous devons remplir notre sac. Les branches savent fondre la neige des perdrix. Les poumons nous brûlent. Mon écorce est un mauvais sac. Claudication de tabernacle.

     Le gibier s’écorche avec ce mauvais fil. Je n’arrive pas à rattraper vraiment la lame. Les dents rayent chaque filet. Mon estomac sanguinole devant la volaille sur la planche sous le cyprès. L’amélioration, sous l’effort et la concentration et la volonté, m’échappe. Le soir vient avec le père. Le tard fait le lendemain. Dois-je suivre la soumission ancestrale ? Ignorance de cycle.


Denis
(17 juillet 2005)

Note : Seuls le dessin et la première phrase ne font pas partie de mes rêves du jour.

© IDDN 2005

Le poème traduit