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Trois (un dimanche à trois heures)



Trois appuis bancals
De coussins charnels
Chaloupent ce chacal
En fin de tunnel
Peu focal

Trois lés emmêlés
Se percutent chutent
Aux reins exilés
Aux vieilles culbutes
Tout pelés

Trois menus frères
Chassant un bon brie
Charge ce hère
Huant la curie
Ratière !

Trois boulets lorgnent
Vers son oeil d’encours
C’est un jour borgne
Et sans grand discours
Vie borgne

Trois choix sont perçus
Le prêche la lutte
Notre héros su
D’un saut s’exécute
Pas déçu ?

Trois appuis goûtant
Les hauts-liens charnels
Découpent ce dégoûtant
Fuyant le tunnel
Débutant !

Trois cents vies au moins
L’estropié traîne
Ses restes sans soin
Loin de l’arène
Tout un foin !

Trois poils calcinés
Mis bien ordonnés
Reviennent fanés
Mutiner le nez
Obstiné !

Trois ronces en fleur
Procréent sa civière
Commencent douleur
Vraie pour chènevière
Miauleur !

Trois poussées portées
En trois notes pour
Délivrer crottées
Trois peaux de tambour
Soeurs bottées ...

Trois as épluchés
- Paupières cousues -
Fortement léchés
Ont pas décousus
Beaux clichés

Trois sacs révolus
Sont bien tétines
Pour hurluberlus
Geignant comptine
Du gal-glu ?

Trois succinctes vies
Sans avoir souri
Trois larmes dévient
En un plat marri
Assouvie?

Trois rots constipants
N’ont pas que damné
Entre les tympans
Son dernier puîné
Chenapan  !
Sacripant !

Trois mil inspecteurs
- Agents des herbes -
Concluent en lecteurs
Au deuil superbe
Collecteurs !

Trois frênes déplient
Trois nuées pourvues
Trois plaies bien remplies
Chatouillent la vue
Panoplie

Denis
 (26 février 2005)
© IDDN 2005

Le poème traduit




Ce poème m'est venu en croisant une chatte mal en point. J'ai juste imaginé sa terrible histoire.